Une cagnotte pour soutenir les parents de Lyhanna ouverte par sa tante

Un pays meurtri, une famille à jamais bouleversée, et une justice et des services de police et de gendarmerie à améliorer et renforcer. Depuis que le corps sans vie de la petite Lyhanna, 11 ans, a été retrouvé et que le passé de l’auteur présumé, Jérôme Barella, de son frère et de son père ont été médiatisés, la France veut éviter de nouveaux drames similaires.
Vendredi 12 juin, l’enfant a été inhumée dans l’intimité dans le Gers et des milliers de personnes ont assisté à ses obsèques à distance du cimetière ou derrière leur écran. Deux jours après cette triste journée, la tante de la défunte a décidé de lancer une cagnotte pour les parents(nouvelle fenêtre) de l’enfant disparue.

« Accompagner les proches dans un nouveau départ »
Cette femme prénommée Julie Bodart explique lancer cette « cagnotte officielle » baptisée sobrement « Lyhanna » pour aider Charly et Martial Rameau Bernard, les parents de la victime, et son petit-frère, dans cette « tragique épreuve ».
« Grâce à votre soutien, ces dons généreux les aideront dans leurs démarches administratives compliquées pour toute la famille. Il s’agit de les accompagner dans un nouveau départ. Cette cagnotte n’a pas pour but de payer les frais judiciaires, ni leur avocat, Maître François Roujou de Boubée. Merci mille fois du fond du cœur à toutes et tous. Prions pour ma nièce, que Dieu lui ouvre les portes du paradis », écrit-elle.
Au lendemain de son lancement, une cinquantaine de participants avaient fait un don. Le montant total déjà récolté n’est pas visible.
Les résultats des analyses complémentaires très attendus
Lyhanna, 11 ans, avait disparu le 29 mai vers 15h à la sortie du collège Hubert-Reeves de Fleurance où elle était scolarisée. Un témoin et des images extraites des caméras de vidéosurveillance ont permis d’établir qu’elle était montée ce jour-là dans la voiture du père de l’une de ses amies, un certain Jérôme Barella.
Interpellé le 30 mai, ce père de famille de 41 ans a été mis en examen le 1ᵉʳ juin pour « enlèvement et séquestration ». Trois jours plus tard, le corps sans vie de Lyhanna était retrouvé dans un silo dans une usine agricole de Puycasquier, à une quinzaine de kilomètres de Fleurance.
L’autopsie pratiquée le lendemain n’a pas permis d’établir les causes de la mort. Des analyses complémentaires ont été ordonnées pour déterminer l’origine du décès, mais également pour voir si l’enfant a été, ou non, abusée sexuellement.
Le procureur de la République d’Agen, Olivier Naboulet, n’a pas communiqué sur ses résultats pour l’heure. Ils devraient être connus dans les prochains jours.


