« Si des gens portent préjudice à l’image de Canal+, on ne financera pas leur film », dit le patron de Canal+

Malgré un accord à 980 millions d’euros avec le cinéma français, Maxime Saada maintient sa menace de ne plus financer ceux qui nuisent à Canal+
il persiste et signe. Maxime Saada, le patron de Canal+, a réaffirmé mardi sa volonté de couper les vannes du financement aux professionnels du cinéma qui porteraient « préjudice à l’image » de son groupe. Une déclaration qui intervient à peine vingt-quatre heures après la signature d’un accord majeur avec le secteur.
Cet accord, d’une durée de cinq ans (2028-2032), engage Canal+ à investir 980 millions d’euros dans le cinéma français et européen. Il a été scellé quelques semaines après la vive polémique qui avait secoué le Festival de Cannes, en mai dernier.
Après une tribune dénonçant « l’emprise grandissante de l’extrême droite » dans le 7e art, visant le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, actionnaire de référence de Canal+, Maxime Saada avait affirmé que son groupe ne souhaitait plus financer les films de ses signataires.

Face à l’émoi suscité par ses déclarations en plein festival, il s’était ensuite défendu de vouloir dresser une « liste noire ».
Maxime Saada « n’oublie rien »
Mais le dirigeant, interrogé mardi en marge des résultats de son groupe, a assuré qu’il « n’oublie rien ». « C’est 1 % des gens qui ont signé cette pétition. Je reste sur ma position, qui est que, si des gens portent préjudice à l’image de Canal+, on ne financera pas leur film », a martelé Maxime Saada.
« C’est quelque chose qui va être pris en considération et cela paraît naturel », a-t-il relevé, tout en précisant qu’ « on n’a, en revanche, jamais changé notre politique, et on ne la changera pas, de diversité du cinéma français ».
Dans l’accord de financement présenté lundi, « on a insisté sur la diversité, les premiers films, les nouveaux films, les nouveaux talents, les films d’animation », a souligné le dirigeant de Canal+.


