Deux jeunes hommes, dont un pompier volontaire, reconnaissent être impliqués dans les départs de feu à Fontainebleau

Alors que l’incendie de Fontainebleau continue de se propager, deux jeunes hommes nés en 2007 ont reconnu être liés aux départs des flammes, a confirmé la procureure de la République, mercredi 14 juillet. L’un d’eux est pompier volontaire.
Près de 2 050 hectares ont été ravagés par les flammes dans la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne et Essonne). Deux incendies se sont déclarés dimanche 12 juillet puis lundi 13 juillet, le premier a parcouru 1 600 hectares, et le second 450 hectares, a déclaré le préfet de Seine-et-Marne mardi 14 juillet. De son côté, la procureure de la République de Fontainebleau, Diane Ngomsik, a confirmé que six personnes avaient été placées en garde à vue. Deux ont reconnu avoir déclenché ces incendies. Le premier est pompier volontaire, né en 2007 et sans antécédents judiciaires. Il a affirmé avoir « mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l’essence » à Arbonne-la-Forêt (Seine-et-Marne). L’autre, également né en 2007, a déclaré « avoir accidentellement mis le feu en jetant sa cigarette », d’après Franceinfo. « Aucun lien entre ces deux mis en cause n’a été établi », a ajouté la procureure.

Plus de 800 pompiers, quatre Canadairs, deux bulldozers… Un dispositif inédit pour lutter contre les flammes
Quatre autres hommes sont également en garde à vue. On y retrouve un homme né en 1975 et inconnu de la justice, un autre né en 2005, lui connu de la justice pour des faits routiers, et deux autres interpellés dans la matinée du 14 juillet dans le cadre de l’enquête sur l’incendie parti près de l’autoroute A6.

Près de 800 pompiers sont mobilisés sur le terrain, à Fontainebleau, pour tenter de « fixer le feu dans la journée », a confirmé Pierre Ory, le préfet de Seine-et-Marne, qui se montre optimiste alors que la météo est plus clémente ce 14 juillet. Dans la soirée, le feu a bel et bien été déclaré comme « fixé ». Parmi les soldats du feu, certains viennent en renfort de l’Hérault, de Côte-d’Or ou encore de la Somme. Deux bulldozers sont passés dans la journée pour aplanir le terrain et faciliter l’accès des camions de pompiers, précisent également nos confrères. En outre, quatre Canadairs tentent de lutter contre les flammes, avec le soutien d’un avion Dash et deux hélicoptères bombardiers d’eau. Un dispositif inédit, alors que 800 personnes ont déjà quitté leur domicile.


