Présidentielle 2027 : Marine Le Pen en tête dans tous les scénarios, selon un sondage

À un peu plus de sept mois de l’élection présidentielle, Marine Le Pen confirme sa position de favorite. Selon une nouvelle enquête Ipsos bva-CESI pour Le Parisien, la candidate du Rassemblement national arrive en tête dans les six scénarios testés, avec des intentions de vote comprises entre 34 % et 36 %. Derrière elle, Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon apparaissent comme les mieux placés pour tenter de décrocher une qualification au second tour.
La présidentielle de 2027 se dessine progressivement et, à ce stade, un nom domine nettement les différentes enquêtes d’opinion : celui de Marine Le Pen. Le nouveau sondage réalisé par Ipsos bva-CESI pour Le Parisien confirme la dynamique observée ces dernières semaines.
Dans les six hypothèses de premier tour étudiées, la candidate du RN obtient entre 34 % et 36 % des intentions de vote. Un niveau qui la place largement devant ses principaux concurrents.
Marine Le Pen conserve une avance importante
Le résultat est particulièrement notable par sa régularité. Quel que soit le scénario étudié par les sondeurs, Marine Le Pen reste en première position.

Selon Ipsos, elle bénéficie notamment d’un socle électoral particulièrement solide : plus de 90 % de ses électeurs de 2022 déclareraient aujourd’hui avoir l’intention de voter de nouveau pour elle dans les différentes configurations testées.
Cette fidélité constitue l’un des principaux atouts de la candidate RN à ce stade de la campagne.
Il convient toutefois de rappeler qu’un sondage réalisé plusieurs mois avant le scrutin ne constitue pas une prédiction du résultat final. Les candidatures ne sont pas toutes définitivement arrêtées, la campagne officielle n’a pas encore commencé et les intentions de vote peuvent encore évoluer fortement.
Édouard Philippe bien placé pour le second tour
Derrière Marine Le Pen, la bataille est beaucoup plus incertaine.
Édouard Philippe apparaît actuellement comme l’un des mieux placés dans le bloc central. Lorsqu’il est le seul candidat de son camp testé, l’ancien Premier ministre recueille entre 19 % et 22,5 % des intentions de vote selon les configurations étudiées.
Mais la situation change lorsque Gabriel Attal est également présent dans les scénarios. Dans cette configuration, les deux anciens Premiers ministres se partagent une partie de l’électorat du centre, ce qui rend la qualification pour le second tour beaucoup plus incertaine.
Cette dispersion pourrait donc constituer l’un des enjeux majeurs de la précampagne.
Jean-Luc Mélenchon progresse
À gauche, Jean-Luc Mélenchon apparaît comme le candidat disposant actuellement du meilleur potentiel électoral.

Le leader de La France insoumise recueille entre 15 % et 17 % des intentions de vote selon les hypothèses. Ipsos relève également une progression par rapport à sa précédente mesure comparable.
Mais le rapport de force reste complexe à gauche. Raphaël Glucksmann se situe entre 11,5 % et 14 %, tandis qu’Olivier Faure est crédité de 4,5 % à 5,5 % selon les configurations.
Une nouvelle fois, la multiplication des candidatures pourrait donc empêcher un candidat de gauche de se rapprocher suffisamment de Marine Le Pen et du principal prétendant issu du centre.
Marine Le Pen également donnée gagnante au second tour
Le sondage ne s’arrête pas au premier tour. Plusieurs hypothèses de second tour ont également été étudiées.
Dans les scénarios testés, Marine Le Pen apparaît également en position favorable. D’autres enquêtes réalisées ces derniers mois aboutissent à une conclusion similaire, même si l’écart varie fortement selon l’adversaire.
Le duel face à Édouard Philippe apparaît notamment beaucoup plus serré que celui envisagé face à Jean-Luc Mélenchon. Cela montre que, si Marine Le Pen semble aujourd’hui disposer d’une avance importante au premier tour, l’identité de son adversaire pourrait être déterminante pour la suite du scrutin.
Une campagne encore loin d’être jouée
Ces résultats placent incontestablement Marine Le Pen dans une position de force à ce stade de la présidentielle. Mais ils ne permettent pas de tirer de conclusion définitive sur l’issue du scrutin.
L’enquête Ipsos bva-CESI a été réalisée du 31 août au 2 septembre 2026 auprès de 1 500 personnes inscrites sur les listes électorales, constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
À plusieurs mois du vote, les rapports de force peuvent encore évoluer sous l’effet des candidatures, des débats, des événements politiques et de la campagne elle-même.
Une chose se dégage néanmoins de ce nouveau sondage : pour l’instant, Marine Le Pen reste la candidate à battre.


