Emmanuel Macron victime d’insultes et de menaces par SMS : à Bordeaux, un homme risque gros face à la justice…

Un homme était jugé ce jeudi 10 septembre à Bordeaux après avoir adressé 19 messages particulièrement virulents au téléphone personnel d’Emmanuel Macron.
Une étrange affaire était examinée ce jeudi 10 septembre au tribunal judiciaire de Bordeaux. Selon les informations de Sud Ouest, un homme comparaissait pour avoir adressé, au printemps 2026, une série de messages particulièrement virulents à Emmanuel Macron, directement sur le téléphone personnel du président de la République. Face au président du tribunal, Jean-Luc Ybres, le prévenu serait resté parfaitement calme. Comment a-t-il pu obtenir les coordonnées privées du chef de l’État ? La réponse tombe : « Je l’ai reçu anonymement dans ma boîte aux lettres, sur une clé USB, il y a cinq ans, à Marmande », aurait-il expliqué. Sur ce mystérieux support informatique figuraient le numéro d’Emmanuel Macron, mais aussi ceux de « plein de médias », aurait-il précisé à la barre.

Installé à Landiras, au sud de Bordeaux, cet ingénieur aujourd’hui au chômage apparaîtrait loin de l’image que pourraient laisser imaginer ses écrits. Crâne rasé, barbe de trois jours, vêtu d’un tee-shirt, d’un pantalon et de baskets noirs, il aurait demeuré silencieux devant les juges, les mains croisées. Son attitude posée tranche pourtant radicalement avec la teneur des messages qui lui sont reprochés. Entre mars et juin 2026, l’homme aurait envoyé pas moins de 19 SMS et messages vocaux au président de la République. Des échanges dont le contenu, particulièrement cru, est lu à l’audience. « Vos couilles sont inexistantes et votre intégrité déjà en enfer », « trou du cul », « petite salope » : le président Ybres en dévoile plusieurs extraits, donnant à voir la virulence des propos adressés au chef de l’État.

Emmanuel macron victime de menaces de mort : l’auteur encourt une peine de prison ferme
Au-delà des insultes, l’un des messages franchit un cap supplémentaire. Pour la vice-procureure de la République, Clara Passerieux, il constitue une véritable menace de mort. « Vous ne pouvez pas gagner contre moi de cette façon, il ne peut qu’y avoir une balle dans ma tête ou la vôtre ». Face à ces propos, l’Élysée a décidé de porter plainte, sans toutefois se constituer partie civile. Le prévenu est poursuivi pour outrages à dépositaire de l’autorité publique et menace de mort. Son discernement étant considéré comme altéré, la justice doit désormais déterminer la réponse à apporter à ces messages. Une chose est certaine : l’homme encourt une peine de prison ferme.


