«On est amoureux comme si on était des adolescents» : Gisèle Pelicot se confie sur sa vie reconstruite

Après les années douloureuses liées à l’affaire des viols de Mazan, Gisèle Pelicot affirme aujourd’hui avoir retrouvé une forme de sérénité. À l’occasion de la sortie de son livre Et la joie de vivre, elle raconte notamment sa nouvelle vie sur l’île de Ré et l’amour qu’elle a retrouvé auprès de Jean-Loup.
Gisèle Pelicot veut désormais regarder vers l’avenir. Après avoir traversé l’une des périodes les plus éprouvantes de son existence et affronté un procès qui a profondément marqué la société française, elle affirme aujourd’hui être une femme « heureuse, apaisée, sereine ».
Dans son livre Et la joie de vivre, coécrit avec la journaliste Judith Perrignon et publié aux éditions Flammarion, elle revient sur son parcours, mais aussi sur cette nouvelle existence qu’elle tente de construire loin de Mazan.

Une nouvelle vie sur l’île de Ré
Après les événements qui ont bouleversé son existence, Gisèle Pelicot a choisi de s’installer sur l’île de Ré. C’est également là qu’elle a rencontré Jean-Loup, un homme de 73 ans qui, comme elle, a connu des épreuves personnelles.
Cette rencontre inattendue a progressivement pris une place importante dans sa vie. Loin de vouloir rester enfermée dans les traumatismes du passé, Gisèle Pelicot explique avoir choisi de continuer à vivre pleinement.
« Je n’ai jamais renoncé » à l’amour, a-t-elle expliqué lors de ses interventions médiatiques. Elle décrit aujourd’hui cette relation avec beaucoup de tendresse, affirmant qu’ils sont « comme deux adolescents ».
« Rien n’est perdu »
À 73 ans, Gisèle Pelicot veut également transmettre un message d’espoir. Elle estime que l’âge ne doit pas empêcher de recommencer, de faire des rencontres ou de connaître à nouveau le bonheur.
« Rien n’est perdu », a-t-elle expliqué, rappelant que la vie peut encore réserver des moments heureux, même après des épreuves particulièrement difficiles. Elle se décrit aujourd’hui comme une femme « heureuse, sereine et apaisée ».

Cette nouvelle relation constitue ainsi, selon elle, une partie de son chemin de reconstruction. Elle ne prétend pas oublier ce qu’elle a vécu, mais souhaite désormais que son histoire ne soit pas uniquement définie par les violences et le procès.
Une reconstruction qui ne signifie pas oublier
Gisèle Pelicot reste profondément marquée par les événements qui ont conduit au procès de Mazan. Elle explique chercher à « cicatriser » plutôt qu’à oublier. Elle dit également ne pas être animée par la haine ou la colère, tout en reconnaissant qu’elle ne peut pas pardonner ce qui lui est arrivé.
Son parcours de reconstruction s’accompagne donc d’une volonté de reprendre le contrôle de sa vie. Son livre, Et la joie de vivre, constitue à ses yeux une nouvelle étape dans cette démarche.
Une parole devenue un symbole
Au fil du procès, Gisèle Pelicot est devenue une figure internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes. Elle affirme toutefois préférer se considérer comme une « éveilleuse » plutôt que comme une icône.
Elle a également expliqué avoir été profondément touchée par le soutien de nombreuses femmes en France et à l’étranger. Pour elle, cette mobilisation a permis de transformer une expérience douloureuse en une prise de parole collective.
Aujourd’hui, son message dépasse donc largement le cadre de son histoire personnelle. En racontant sa reconstruction, elle souhaite aussi montrer qu’une vie peut reprendre son cours après une épreuve majeure.
Et lorsqu’elle parle de son compagnon avec qui elle partage désormais son quotidien, son message se veut particulièrement simple : continuer à aimer et à profiter des moments heureux reste possible, même après les épreuves les plus difficiles.


