Fin de la chaleur : la tempête Austen va frapper la France fin septembre avec des pluies diluviennes attendues dans ces départements

La pluie va succéder à la chaleur en France. La tempête Austen pourrait provoquer de fortes précipitations dans plusieurs départements.
Profitez des dernières journées franchement estivales, car la fête – ça dépend pour qui – est bientôt finie. Après un mois de septembre particulièrement chaud, dans la lignée d’un été 2026 caniculaire, plus de 30 °C sont encore attendus dans le Sud, et parfois près de 35 °C. Mais la France doit désormais se préparer à retrouver la pluie, le vent et les orages. Ce changement soudain est dû à une dépression très creuse, qui doit se former au large de l’Irlande en début de semaine prochaine et dont l’influence se fera sentir jusque chez nous.
Retenez ce nom : Austen. Il s’agit du premier nom de la liste britannique pour la saison des tempêtes 2026-2027 (elle est utilisée au Royaume-Uni, en Irlande et aux Pays-Bas). Cette tempête ne devrait toutefois pas traverser directement la France. Nous devrions plutôt rester en marge de la dépression. Mais ce sera bien assez pour bousculer la météo des derniers jours de septembre.

Tempête Austen : un dernier coup de chaud avant le retour de la pluie
À l’Ouest, les premiers signes du changement se feront sentir dès le week-end. Les nuages reviendront en Bretagne, avec quelques pluies à la clé. Les Bretons retrouveront également le vent, tout comme leurs voisins normands. Une forte houle est aussi prévue sur la façade atlantique. Cette perturbation poursuivra ensuite sa route jusque dans les terres. Après des semaines de sécheresse, les parapluies vont donc reprendre du service.
Mais avant l’automne, l’été nous offrira un dernier cadeau en début de semaine prochaine. Le mardi 29 septembre pourrait en effet être une journée très chaude pour la saison sur une large partie du pays. Ce sera probablement le dernier coup de chaud – bien qu’on ait connu pire – avant la douche froide. Entre le mercredi 30 septembre et le jeudi 1er octobre, la perturbation progressera d’ouest en est. À son passage, les températures devraient enfin baisser et retrouver des niveaux nettement moins estivaux.
Le risque de fortes pluies se précise dans le Sud-Est
Le Sud-Est sera particulièrement concerné, notamment à cause de la température encore élevée de la Méditerranée. Cette réserve d’humidité, combinée au flux de sud-est puis de sud-ouest et aux reliefs, pourrait favoriser des pluies soutenues. L’atmosphère instable ouvrira également la voie aux orages. D’importantes quantités d’eau pourraient ainsi tomber en peu de temps.
Les Cévennes devraient être l’une des zones les plus exposées. Le Gard, la Lozère et l’Ardèche, mais aussi certains secteurs de l’Hérault, sont particulièrement surveillés. Évidemment, ce ne sont encore que des prévisions et, à plusieurs jours de l’épisode, il reste difficile d’en déterminer précisément l’ampleur. Néanmoins, le scénario de pluies diluviennes n’est pas à exclure, surtout dans ces régions. Il devra être affiné au fil des prochaines prévisions.

Quelle que soit l’issue de cet épisode, cette eau reste en tout cas très attendue. La France sort en effet d’un été particulièrement sec. Au 20 septembre, 84 % du territoire connaissait une sécheresse des sols d’une intensité remarquable pour la saison, selon Météo-France. Doit-on s’en réjouir pour autant ? Pas vraiment… du moins, pas partout. À cause des sols très secs, toute cette eau pourrait avoir du mal à s’infiltrer. Le risque est alors qu’elle ruisselle et finisse par provoquer des inondations dans les secteurs les plus exposés aux fortes précipitations.

Ce phénomène ne devrait toutefois pas s’installer durablement. Une fois la perturbation passée, les modèles météorologiques entrevoient déjà le retour de conditions plus anticycloniques. Le week-end des 3 et 4 octobre pourrait donc être nettement plus calme.


