“Même si c’est un virus connu…” : la peur sur l’hantavirus grandit, le Dr Jimmy Mohamed fait une mise au point
Après trois décès liés à l’hantavirus Andes parmi des passagers du bateau de croisière MV Hondius, au mois d’avril, l’inquiétude grandit à travers le monde et certains redoutent déjà un scénario similaire au Covid-19. Pourtant, les spécialistes se veulent rassurants : malgré une surveillance renforcée, les risques de pandémie mondiale seraient aujourd’hui jugés très faibles.
Depuis quelques jours, le mot « hantavirus » s’est imposé dans l’actualité. Après la confirmation de trois décès à bord du bateau de croisière MV Hondius au mois d’avril, et l’admission à l’hôpital parisien Bichat d’une Française présente sur le bateau, testée positive à son retour et dont l’état de santé s’est depuis dégradé, toutes les théories font surface, aussi bien sur les plateaux de télévision que sur les réseaux sociaux. Certains internautes redoutent déjà le retour des masques et du confinement. En France, les autorités ont annoncé un durcissement des mesures d’isolement concernant les passagers rapatriés du bateau et le fait que tous les cas contacts doivent désormais être placés en quarantaine renforcée à l’hôpital.
Une situation qui rappelle forcément les débuts de la crise sanitaire de 2020. À l’époque, le Covid-19, causé par le coronavirus Sars-CoV-2, s’était propagé à travers le monde en quelques semaines seulement, jusqu’à être qualifié de pandémie par l’Organisation mondiale de la santé, le 11 mars 2020. Mais cette fois-ci, les spécialistes insistent : la situation est très différente. « L’hantavirus n’est pas un nouveau Covid », rappelle l’Organisation mondiale de la santé. Un message partagé par plusieurs infectiologues et médecins ces dernières heures. Sur RTL ce lundi 11 mai, le Dr Jimmy Mohamed a notamment appelé à la prudence sans céder à la panique. Sur Instagram, où il a relayé sa chronique radio à ses quelque deux millions d’abonnés, le médecin a tenu à rassurer : « Il faut être prudent et faire attention à ce qu’on dit car même si c’est un virus connu, il y a plein de choses que nous ne savons pas à l’heure actuelle. »

Hantavirus Andes : pourquoi les experts écartent le scénario d’une pandémie mondiale
Même tonalité du côté de l’infectiologue Karine Lacombe. Invitée sur RTL ce mardi 12 mai, la spécialiste dont on connait très bien le visage depuis 2020 s’est voulue très rassurante : « On ne devrait pas avoir d’épidémie d’ampleur. » Contrairement au Covid-19, l’hantavirus Andes présente en effet des caractéristiques bien différentes. Ce virus, découvert après un épisode survenu pendant la guerre de Corée dans les années 1950, circule depuis longtemps dans certaines régions du monde, notamment en Asie et en Amérique du Sud. Il est principalement transmis à l’être humain par des rongeurs sauvages infectés, via leurs excréments, leur urine ou leur salive.


