Le monde du cinéma est en deuil ce lundi 28 septembre 2026

Mort de Bernard Verley : l’acteur de Grâce à Dieu, Capitaine Marleau ou encore Dix pour cent est décédé à l’âge de 86 ans
Le monde du cinéma est en deuil. Ce lundi 28 septembre 2026, la famille du comédien Bernard Verley a annoncé la mort de ce dernier auprès de l’AFP. Il nous a quittés à l’âge de 86 ans et s’était fait connaître pour ses rôles dans Grâce à Dieu, ou encore dans Dix pour cent.
Bernard Verley n’est plus. Le comédien est décédé dimanche 27 septembre 2026 à Tréguier, dans les Côtes-d’Armor, à l’âge de 86 ans, quelques jours seulement avant son 87ᵉ anniversaire. Sa famille a annoncé la nouvelle à l’AFP ce lundi 28 septembre 2026. Né en 1939, l’acteur avait commencé sa carrière au cinéma dans les années 1960 et s’était rapidement retrouvé devant les caméras de réalisateurs prestigieux. Au fil du temps, il avait aussi travaillé au théâtre et à la télévision, avant de s’éloigner un temps du métier pour se consacrer à la production dans les années 1980. Une carrière particulièrement dense, qui aura traversé plusieurs générations de spectateurs.

Bernard Verley nous a quittés
Parmi ses rôles les plus marquants, celui tenu dans L’Amour l’après-midi d’Eric Rohmer occupe une place à part. En 1972, Bernard Verley y interprétait le personnage principal, dans le dernier volet des Contes moraux du cinéaste. Il avait ensuite tourné sous la direction de Luis Buñuel, Claude Miller, Jean-Luc Godard, Patrice Chéreau, Claude Chabrol ou encore Pascal Thomas. Plus récemment, le public avait pu le retrouver dans La Dilettante, Lady Chatterley, Rodin ou encore à la télévision dans Malone, Dix pour cent, Diane de Poitiers et Capitaine Marleau.
Pourquoi il avait accepté le rôle dans Grâce à Dieu ?
Mais c’est sans doute avec Grâce à Dieu, réalisé par François Ozon, que Bernard Verley aura livré l’une de ses prestations les plus troublantes. Dans ce film sorti en 2019, il incarnait le père Bernard Preynat, prêtre accusé d’avoir abusé de plusieurs enfants. Dans un entretien accordé à 20 Minutes, publié le 20 février 2019, le comédien expliquait avoir accepté le rôle sans hésitation, notamment parce qu’il faisait confiance au réalisateur : « Je n’ai pas hésité à accepter le rôle. Je trouvais ce que raconte le film important et j’avais une confiance totale en François Ozon pour ne jamais tomber dans le sordide ».
Pour se glisser dans la peau du prêtre, Bernard Verley avait notamment étudié ses interrogatoires. Il refusait malgré tout de chercher la moindre excuse à son personnage : « Je ne lui ai pas cherché d’excuse mais j’ai tenu à faire apparaître sa part d’humanité car j’estime que tout le monde en a une ». Une préparation qui lui avait permis de montrer aussi le malaise du comédien face à un rôle aussi difficile : « J’estime qu’il est de mon devoir de comédien d’incarner aussi des personnages comme celui-ci. Mais ce n’était pas évident : je me sentais dans un état de malaise bizarre, difficile à décrire, quand je devais le jouer ». Une jolie carrière.

