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Impôts : avec la suppression de l’abattement fiscal de 10 %, voici les retraités qui vont réellement perdre de l’argent

Tous les retraités ne seraient pas égaux face à la suppression de l’abattement de 10 %. Certains pourraient perdre bien plus que d’autres.

Dette, déficit, économies à trouver… depuis plusieurs mois, les pistes se multiplient pour tenter de remettre un peu d’ordre dans les comptes de la France. Et cette fois, les retraités pourraient bien être appelés à participer à l’effort. Dans le viseur : l’abattement fiscal de 10 % appliqué à leurs pensions depuis 1977. Une réforme de cet abattement avait déjà été proposée pour le budget 2026, avant d’être rejetée par les députés en novembre 2025. Elle refait surface à l’approche du budget 2027. Sa disparition ne signifierait pas forcément une hausse directe des impôts, mais pour certains retraités, l’effet pourrait être conséquent sur leur pouvoir d’achat.

Pour les petites pensions, la disparition de cet abattement pourrait toutefois passer presque inaperçue sur la feuille d’impôt. D’après les simulations réalisées (barème 2027 estimé avec 2 % d’inflation), une personne seule percevant 1 200 euros par mois resterait non imposable, avec ou sans l’abattement, car d’autres mécanismes fiscaux continuent de protéger les revenus modestes. La suppression des 10 % ne ferait donc pas entrer d’un coup toutes les petites retraites dans l’impôt.

À 1 500 euros par mois, en revanche, on arrive dans une zone plus sensible. Pour une personne seule, la disparition de l’abattement suffirait à la rendre imposable. Le montant à payer resterait contenu, environ 70 euros sur l’année. Attention toutefois, il ne s’agit pas d’un seuil valable pour tous. La composition du foyer, les autres revenus ou encore les crédits d’impôt peuvent changer la donne.

Les choses se gâtent vraiment pour les pensions comprises entre 2 000 et 3 000 euros. Dans les simulations, un retraité touchant 2 000 euros par mois perdrait environ 380 euros par an. Avec 3 000 euros, on approcherait cette fois 1 080 euros, soit 90 euros par mois. Une somme qui commence à peser dans un budget.

Enfin, les retraités les plus aisés paieraient davantage en euros, mais la facture ne grimperait pas indéfiniment. L’abattement actuel est lui-même plafonné. Une fois ce plafond atteint, gagner davantage ne procure plus un avantage fiscal supérieur. Une pension de 4 000 euros comme une pension de 5 000 euros aboutirait ainsi, dans les simulations, à environ 1 330 euros d’impôt supplémentaire par an. Une somme importante, certes, mais proportionnellement moins lourde pour ces revenus élevés.

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