Hausse de la taxe foncière : combien je vais payer fin août 2026 à Paris, Marseille ou Toulouse ?

Dans les prochains jours, les propriétaires commenceront à recevoir leur avis de taxe foncière. En 2026, la facture devrait rester relativement similaire à celle de 2025, mais il existera tout de même de nombreuses différences selon les communes. Cette taxe continue de peser lourdement dans le budget des propriétaires français.

Le montant moyen de la taxe foncière atteignait 1 117 euros en 2025. Cinq ans plus tôt, il n’était « que » de 827 euros. Une impressionnante progression, d’environ 35 %, qui s’explique notamment par la revalorisation annuelle des valeurs locatives cadastrales. Mais les hausses décidées par certaines collectivités jouent aussi un rôle important. La revalorisation nationale des bases est limitée à 0,8 % en 2026.

La taxe foncière est particulièrement surveillée à Paris, où les propriétaires ont déjà une forte augmentation du taux communal en 2023. Après une hausse de 52 %, il se situe aujourd’hui autour de 20,5 %. Mais plusieurs facteurs font évoluer le montant réellement payé : la valeur locative cadastrale du logement, sa superficie et ses caractéristiques.
Dans certains arrondissements excentrés, la taxe foncière peut s’élever entre 1 100 et 1 400 euros pour un appartement de 60 à 70 m². Mais elle peut atteindre 2 000 à 3 500 euros dans les endroits les plus prisés de la capitale. Ce montant peut même être dépassé pour les biens les plus grands ou haut de gamme. La revalorisation annuelle des bases entraîne aussi une progression mécanique de l’impôt, même si le taux local reste le même.
À Marseille, la taxe foncière est également l’une des plus élevées parmi les grandes villes françaises. En 2026, le taux communal de taxe foncière sur les propriétés bâties atteint 44,54 %. Un montant qui s’explique notamment par la forte hausse de 14 % votée en 2022. Elle avait fait passer le taux de 39,07 à 44,54 %. Un coup dur pour les propriétaires, qui n’auront cependant pas à subir une nouvelle augmentation cette année.

Là encore, la facture ne sera pas la même pour tous les logements. Ainsi, la part communale d’un petit appartement peut être de quelques centaines d’euros, alors qu’une maison ou un grand logement peut atteindre plusieurs milliers d’euros. Fixée à 0,8 % en 2026, la revalorisation nationale des bases cadastrales peut aussi faire grimper le montant de l’avis.
Pour la dixième année consécutive, Toulouse maintient les taux des différentes taxes locales. Ainsi, le taux métropolitain de taxe foncière sur les propriétés bâties reste fixé à 13,20 %. Comme partout en France, le montant de la taxe foncière augmentera mécaniquement à cause de la revalorisation des bases servant au calcul de l’impôt. Pour connaître la méthode exacte de calcul, rendez-vous sur le site du ministère de l’Économie.

La plupart des propriétaires devraient recevoir leur avis de taxe foncière à la fin du mois d’août. La hausse de cet impôt devrait rester limitée dans la plupart des grandes villes. S’ils ne sont pas mensualisés, les contribuables devront régler leur impôt à l’automne, l’échéance étant généralement fixée à la fin octobre. En 2027, la revalorisation des bases cadastrales devrait être plus élevée, du fait de la hausse de l’inflation. Sur le long terme, Bercy envisage de revoir les paramètres utilisés pour calculer la valeur locative cadastrale de plusieurs millions de logements. Cette réforme pourrait avoir un impact direct sur la facture de certains propriétaires. Comme chaque année, le montant à payer cet été dépend avant tout de la commune, du logement et de sa valeur cadastrale.


