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Cloé, Parisienne, après que des casseurs ont forcé la porte de son immeuble : “Ce sont des animaux”

Cloé, habitante du Xe arrondissement de Paris, a vu son immeuble être dégradé en marge de la manifestation du 17 octobre 2026.

Des incidents ont été signalés en marge des manifestations du 17 octobre 2026. Des commerces ont été pillés, des vitrines brisées et des immeubles dégradés. Dans plusieurs quartiers touchés par ces violences, des habitants ont également été confrontés à des dégradations, à l’image de Cloé, qui réside dans le Xe arrondissement de Paris, à proximité de la place de la République.

Invitée sur le plateau d’un numéro spécial du Forum BFMTV, présenté par Maxime Switek et intitulé « Pillages, émeutes : la France débordée », la jeune femme est revenue sur les événements survenus dans son quartier et sur les conséquences pour elle et ses voisins. « Rien ne justifie une telle violence », a-t-elle déclaré.

Violences en marge des manifestations du 17 octobre : Cloé raconte l’intrusion dans son immeuble
« J’habite à République, dans une rue qui a été fortement touchée », explique Cloé. « Les casseurs sont rentrés dans mon immeuble. Ils ont passé la première porte, mais ils n’ont pas eu le temps de passer la deuxième porte que la police est arrivée ». En découvrant les images d’un immeuble pris pour cible, la jeune femme a laissé paraître son émotion. Quelques jours auparavant, elle avait déjà témoigné en direct sur BFMTV, alors qu’elle nettoyait les dégâts dans le hall de son immeuble. Elle avait alors raconté avoir été « terrorisée » par l’arrivée de personnes venues piller les lieux. « J’ai cru vraiment mourir (…) Ce sont des animaux », confiait-elle.

Interrogée sur la possibilité d’instaurer un couvre-feu, Cloé avait exprimé son opposition à une mesure qui concernerait également les habitants n’ayant pris part à aucun incident. « Il faut que nous aussi, on reste enfermés chez nous ? Ce n’est pas possible », avait-elle déclaré, avant d’ajouter : « On envoie l’armée et ils leur tirent dessus. C’est tout ». Depuis cette intervention, la jeune femme ne s’est pas de nouveau exprimée publiquement sur cette proposition, selon les éléments disponibles.

Le dimanche 18 octobre, Emmanuel Macron a pris la parole lors d’une allocution télévisée pour s’adresser aux Français. Le chef de l’État a notamment affirmé sa volonté de sanctionner les auteurs de violences : « À l’égard des casseurs, nous serons intraitables ».

À la suite des incidents du 17 octobre, les mesures évoquées par les autorités comprennent des poursuites judiciaires, des sanctions pénales et la prise en charge des dommages causés par les personnes reconnues responsables. Des couvre-feux ciblés ou des restrictions locales peuvent également être envisagés pour prévenir de nouveaux incidents. Le renforcement de la présence des forces de l’ordre figure parmi les mesures destinées à protéger les commerces, les bâtiments publics et les personnes. Les autorités indiquent par ailleurs vouloir distinguer les auteurs de violences des participants aux manifestations pacifiques.

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