Bruce Willis atteint de démence, le dernier réalisateur à avoir travaillé avec lui témoigne : « Je veux rétablir la vérité »
Dans le documentaire Bruce Willis, les secrets d’une icône, diffusé le mercredi 25 février en prime time sur W9, un des derniers réalisateurs à avoir travaillé avec l’acteur atteint de démence a pris la parole à propos de son état de santé qui s’est dégradé au fil des années.

De nouvelles révélations déchirantes… Dans le documentaire Bruce Willis, les secrets d’une icône, diffusé le mercredi 25 février en prime time sur W9, Mike Burns, un des derniers réalisateurs à avoir travaillé avec le comédien atteint de démence a fait des confidences à François Pomès sur son état de santé. Il a en effet révélé que l’acteur souffre de problèmes de mémoire depuis selon lui 2013. «Je voudrais essayer de rétablir la vérité…», a-t-il glissé pendant cet entretien.

L’homme de cinéma a collaboré sur près d’une vingtaine de longs-métrages avec Bruce Willis, dont The Prince en 2013, au cours duquel la star avait eu besoin d’aide pour se souvenir de ses répliques. «C’était la première fois que je voyais des cartons avec le texte maintenu devant Bruce. C’était de très grandes affiches, énormes. Alors, j’ai demandé à un des producteurs : “C’est comment de bosser avec Bruce ?” Et il m’a dit : “Il est incroyable, mais parfois tu sais, il sort des répliques qui n’existent pas dans le film…”», s’est-il souvenu.

Plusieurs années après cet incident, Mike Burns a travaillé étroitement avec Bruce Willis sur le tournage du film Hors de la mort, sorti en 2021. L’occasion pour lui de découvrir que l’état de santé du comédien déclinait sérieusement après une demande de la production. «Ils voulaient que je supprime du texte, la plupart de ses monologues», a affirmé le cinéaste qui a alors compris qu’il fallait cacher sa maladie au public. Le tournage a malheureusement été très éprouvant pour l’équipe qui a fait face aux nombreuses difficultés de la star. «Dans ce film, je jouais aussi l’assistant du shérif et dans la dernière scène du film, il devait pointer une arme sur ma tempe. Mais à chaque fois que l’on disait : “Action !”, il lâchait son arme et disait son texte ensuite. La première fois, quelqu’un lui a expliqué de bien garder l’arme pointée, mais il la lâchait toujours, prise après prise», a-t-il dévoilé face à la caméra, avant d’ajouter : «Un technicien a dit que l’on devait finir la journée et que nous n’avions plus le temps. Alors dans l’urgence, j’ai décidé de tenir l’arme à sa place, en tenant aussi sa main.»


