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Sacre du PSG : le syndicat Alliance Police accuse Laurent Nuñez d’avoir « menti » et pointe un « déni de réalité » 

Le secrétaire général du syndicat Alliance Police nationale, Fabien Vanhemelryck, a vivement mis en cause le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, après les graves violences survenues en marge du sacre du PSG. Il accuse l’exécutif de déni de réalité et conteste fermement la version officielle concernant la maîtrise des événements.

Le syndicat Alliance Police nationale a vertement critiqué la gestion des débordements survenus le 30 mai dernier. Ces incidents ont éclaté en marge de la victoire du PSG en finale de Ligue des champions. Invité sur l’antenne de RTL ce jeudi 4 juin, le secrétaire général de l’organisation, Fabien Vanhemelryck, a directement ciblé le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Le représentant syndical a dénoncé l’attitude du locataire de Beauvau face aux événements.
« Il ne peut pas dire que c’était ‘maîtrisé’ »
Sur RTL, le responsable syndical a fermement rejeté les explications du ministre concernant l’évaluation de la soirée, fustigeant : « Il se fout de la g****e du monde. Il ne peut pas dire que c’était ‘maîtrisé’, il n’a pas le droit. » D’après lui, Laurent Nuñez « a menti » lors de ses premières interventions officielles.

Le responsable syndical a souligné la gravité du bilan humain et matériel enregistré lors de cette soirée de festivités. « On ne peut pas dire que ça a été contenu, avec 233 policiers blessés et 890 interpellations », a-t-il martelé.
En outre, il a dénoncé une dégradation constante de la sécurité lors des grands rassemblements publics : « À chaque grand événement, on se retrouve dans une situation de plus en plus difficile où on est proche du chaos et de l’insurrection. » Selon lui, « la situation est gravissime ». « On se retrouve dans une situation que l’on arrive plus à gérer », a-t-il poursuivi, rappelant que cette soirée aurait dû être festive.
Un « déni » ou un « problème idéologique » ?
Au-delà de la gestion purement technique de l’événement, Fabien Vanhemelryck attribue l’attitude de Laurent Nuñez soit à un « déni », soit à un « problème idéologique ». « Il n’ose pas dire les choses de peur que peut-être, ça prenne une proportion différente », a-t-il déclaré.

Fabien Vanhemelryck a néanmoins observé le changement de discours du ministre de l’Intérieur quelques jours après les faits. « Au bout de 4 jours, il s’est dit : ‘Bon, je vais arrêter de mentir, parce que le problème, c’est que ça ne fonctionne pas et je dois un petit peu de transparence aux Français.’ Parce que le Français, il a vu, comme vous et moi, à la télé tout ce qui se passait, et on a vu les exactions des uns et des autres », a pointé le syndicaliste.

« Combien de policiers blessés faudra-t-il encore ? »
Dans un communiqué de presse d’Alliance Police nationale publié ce dimanche 31 mai sur X, Fabien Vanhemelryck a également dénoncé l’usage de mots minimisant la gravité des faits, expliquant que le terme de « débordements » constituait selon lui « un euphémisme commode pour éviter de nommer la réalité ». Il a souligné qu’« employer des mots plus faibles que la réalité ne fera jamais disparaître la gravité des faits ».

Le syndicaliste a poursuivi : « À écouter le ministre de l’Intérieur, tout était anticipé, tout était prévu, tout était sous contrôle. Mais alors une question simple se pose : combien de policiers blessés faudra-t-il encore ? Combien de commerces pillés ? Combien de centres-villes dégradés ? » Le syndicat conclut ce communiqué en opposant doctrine et terrain : « Le rétablissement de l’ordre républicain ne doit jamais devenir le nom que l’on donne à la banalisation des violences urbaines. »
« Il faut qu’il arrête de faire son politique »
À l’Assemblée nationale, Laurent Nuñez a défendu le dispositif mis en place, le qualifiant d’« extrêmement solide » et d’« extrêmement vigoureux », sachant à l’avance qu’il y aurait probablement des débordements, voire des « violences urbaines ».
Cependant, le leader d’Alliance réclame un changement radical de la part du ministre de l’Intérieur. « Il connaît la délinquance, il connaît la situation et il connaît l’évolution de la situation. Donc là, il faut qu’il arrête de faire son politique, qu’il défende les Français et les policiers et qu’il assure la sécurité des personnes et des biens. Aujourd’hui, il le fait mal », a par ailleurs tranché le syndicaliste au micro de Thomas Sotto.
De son côté, le Premier ministre Sébastien Lecornu a réitéré son soutien complet aux forces de l’ordre ce mercredi 3 juin. Le chef du gouvernement a évoqué la création d’une loi pour faire payer les dégradations aux auteurs. Il a également dénoncé une « inversion des valeurs ».

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