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Les nouvelles prévisions font craindre un épisode de chaleur hors norme

La sécheresse risque de durer : pourquoi la situation ne devrait pas s’améliorer avant l’automne

La pluie ne semble pas prête à faire son retour cette semaine en France. Et même si les précipitations revenaient, le déficit de cet hiver allié aux canicules ne permettrait pas de mettre fin à la sécheresse, selon une spécialiste.

La majorité des Français va profiter d’une semaine assez agréable sur le plan de la météo. En dehors de quelques départements du pourtour méditerranéen qui sont maintenus ce lundi 20 juillet 2026 en vigilance orange canicule, l’Hexagone devrait connaître un beau soleil et des températures agréables mais sans excès. Une situation bienvenue après des canicules à répétition.

Mais d’un point de vue hydrologique, la situation est bien plus préoccupante. Car ce qui s’annonce pour l’instant est une nouvelle semaine sans précipitations ou presque. Cela alors que la France connaît depuis déjà une sécheresse précoce et durable. Dans une bonne partie du pays, des restrictions d’eau ont déjà été mises en place. 98 départements sont sous surveillance, dont 55 en situation de « crise ». Selon Emma Haziza, hydrologue interrogée par RTL, cette sécheresse devrait durer jusqu’en automne.

Un « effet sèche-cheveux à l’envers » qui favorise la sécheresse
Il est pourtant difficile de prédire quel sera le niveau de précipitations dans les deux prochains mois. Mais pour l’experte, le mal est fait. En effet, la France a déjà connu un déficit de précipitations en hiver. Dans plusieurs régions, les nappes phréatiques n’ont pas pu se remplir. Les canicules successives, historiques par leur intensité, leur précocité et leur durée, sont venues aggraver la situation. Dans ce contexte de chaleur extrême se produit un « effet sèche-cheveux à l’envers », schématise l’hydrologue. « L’atmosphère, par un jeu de pression, va récupérer massivement de l’eau pour recréer des équilibres ».

Selon Emma Haziza, les précipitations estivales ne permettront pas d’inverser la tendance. « La moindre pluie qui risque d’arriver, ce sera des pluies d’orage, très localisées. Pour les deux tiers, elles vont repartir très rapidement dans l’atmosphère. Le reste va être capté par les végétaux, par les premières couches de sol, qui vont chercher à récupérer un peu leur dû », explique-t-elle. Ainsi, cette eau n’aura pas l’occasion de rejoindre les nappes phréatiques. Pour elle, la France doit désormais composer avec une sécheresse qui est devenue « la norme » en été.

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