Actualités

Jordan Bardella réclame l’inscription des antifa et des black blocs sur la liste terroriste de l’Union européenne

Après les violences survenues en marge des mobilisations du 17 octobre, Jordan Bardella réclame une réponse plus ferme contre les groupes d’ultragauche. Le président du Rassemblement national souhaite que les autorités françaises demandent à l’Union européenne d’inscrire les groupes antifascistes violents et les black blocs sur sa liste des organisations terroristes. Une proposition qui relance le débat sur la sécurité, le droit de manifester et les limites de la législation antiterroriste.

Jordan Bardella réclame une action à l’échelle européenne

Le lundi 19 octobre 2026, lors d’une conférence de presse organisée à Paris, Jordan Bardella a demandé à la France d’engager des démarches auprès des institutions européennes afin que les groupes antifascistes, les organisations d’ultragauche et les black blocs soient inscrits sur la liste européenne des organisations terroristes.

Cette demande intervient après les violences et les dégradations commises dans plusieurs villes françaises en marge des manifestations du 17 octobre. Le président du RN estime que les groupes violents doivent être empêchés de perturber les rassemblements et de mettre en danger les manifestants, les commerçants et les forces de l’ordre.

Des mesures plus strictes contre les militants violents

Jordan Bardella ne limite pas sa proposition à un éventuel classement européen. Il souhaite également que les militants d’ultragauche fichés S puissent faire l’objet de restrictions leur interdisant de participer à certaines manifestations, sur le modèle de dispositifs utilisés contre les violences liées au hooliganisme.

Selon lui, ces mesures permettraient de protéger les personnes qui souhaitent manifester pacifiquement et d’éviter que des groupes violents ne prennent le contrôle des cortèges.

Le dirigeant du RN accuse par ailleurs les autorités d’avoir laissé prospérer certains groupes radicaux au sein des manifestations. Ces accusations relèvent de son appréciation politique et ne constituent pas, à elles seules, la preuve d’une responsabilité des pouvoirs publics dans les violences.

Les violences du 17 octobre au cœur de la polémique

Les événements du 17 octobre ont ravivé les tensions autour du maintien de l’ordre. Des commerces ont été dégradés ou pillés et des affrontements ont opposé des manifestants aux forces de sécurité dans plusieurs villes.

Dans ce contexte, le gouvernement a annoncé des mesures de sécurité supplémentaires, notamment des couvre-feux ciblés dans certaines zones et un renforcement de la réponse pénale.

Jordan Bardella a également critiqué la gestion gouvernementale de ces événements et mis en cause La France insoumise, à laquelle il reproche son attitude face aux violences. Ces déclarations ont alimenté les échanges entre les responsables politiques, sur fond de désaccords concernant les causes des débordements et les réponses à y apporter.

Une inscription sur la liste terroriste loin d’être automatique

La proposition soulève aussi une question juridique importante : l’inscription sur la liste européenne des organisations terroristes ne découle pas d’une simple demande politique. Elle suppose une procédure et des critères précis, dans le cadre du droit européen.

Le terme « antifa » désigne par ailleurs des mouvances antifascistes diverses, et non nécessairement une organisation unique disposant d’une structure centralisée. Les black blocs correspondent, quant à eux, à une tactique de manifestation utilisée par des personnes masquées, et non à une organisation unique regroupant tous ses participants.

Il convient donc de distinguer les groupes ou individus impliqués dans des actes violents de l’ensemble des personnes engagées dans des mobilisations antifascistes. La Commission européenne a elle-même rappelé, après les violences, que les actes de pillage et les attaques étaient inacceptables, tout en soulignant que le droit de manifester pacifiquement devait être protégé.

Un nouveau front dans le débat politique français

Avec cette proposition, Jordan Bardella place la lutte contre les violences d’ultragauche au centre du discours sécuritaire du Rassemblement national. Le parti réclame une réponse plus ferme et une coopération européenne accrue, tandis que le débat porte aussi sur la proportionnalité des mesures envisagées et la protection des libertés publiques.

Reste à savoir si le gouvernement français donnera suite à cette demande et si une initiative pourrait être engagée auprès des institutions européennes. À ce stade, la proposition de Jordan Bardella constitue une revendication politique : elle ne signifie pas que les groupes concernés ont été inscrits sur la liste terroriste de l’Union européenne.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *