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« Ils payent, c’est tout ! » : Karine Le Marchand dénonce les violences après la victoire du PSG

Après les violences constatées lors de la célébration du titre du Paris Saint-Germain, l’animatrice Karine Le Marchand a exprimé son indignation dans une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux.

La colère de Karine Le Marchand ne faiblit pas. Après les débordements qui ont éclaté dans plusieurs villes de France à la suite de la victoire du PSG contre Arsenal en finale de la Ligue des champions, de nombreuses personnalités ont pris la parole. Dans une vidéo éphémère publiée sur ses réseaux sociaux, la présentatrice de M6 a vivement dénoncé le comportement des auteurs des dégradations commises le week-end dernier.
« Quand ils sont contents, ils cassent »
Dans cette séquence largement relayée et commentée sur les réseaux sociaux, Karine Le Marchand a fustigé les fauteurs de trouble tout en parcourant les rues de la capitale à bord d’une voiture. « Ces petits cons, quand ils sont contents, ils cassent, et quand ils ne sont pas contents, ils cassent. Ça s’appelle des casseurs tout simplement, ça s’appelle des délinquants », a-t-elle lancé.

La célébration du titre du Paris Saint-Germain face à Arsenal, samedi soir en Ligue des champions, a en effet engendré de nombreux heurts avec les forces de l’ordre dans plusieurs villes françaises. Elle a aussi donné lieu à des actes de vandalisme et des scènes de pillage.
Face à ce bilan, Karine Le Marchand a rejeté toute explication contextuelle ou atténuante pour qualifier les responsables des actes de vandalisme. En outre, elle a manifesté son refus d’assumer financièrement les conséquences de ces actes. « Qui va payer ? C’est encore les assurances, c’est encore les impôts, c’est encore moi ? Moi, je n’ai pas à payer pour ces cassos. Je suis désolée », a-t-elle encore lancé dans la vidéo.
« Ils doivent payer sur leur argent, sur leurs allocs »
Afin de responsabiliser directement les auteurs, l’animatrice demande des sanctions financières immédiates sur les revenus des personnes condamnées : « Je n’en ai rien à faire de leur origine sociale, je n’en ai rien à faire de leur origine ethnique. Ils payent, c’est tout ! » Et de poursuivre : « Les casseurs doivent payer au sens large. Ils doivent payer sur leur argent, sur leurs allocs s’ils ont des allocs, sur leur salaire à la source. »
Karine Le Marchand a également réclamé que l’on publie les sanctions judiciaires et les initiales des personnes condamnées pour assurer une transparence. Par ailleurs, elle a plaidé pour un fichage des auteurs de violences ainsi que pour des peines de prison ferme. Elle a notamment déclaré : « Ils doivent être fichés et ils doivent faire de la taule. Il faut qu’à un moment, on ne puisse pas casser impunément, voler, tabasser. On est dans quel monde ? »
Les comparutions immédiates des personnes interpellées après ces violences se poursuivent à Paris, rapporte BFMTV. Plusieurs prévenus ont déjà été condamnés à des peines allant de travaux d’intérêt général à des peines de prison avec sursis pour des faits de violences, de pillage ou de vol. Au total, plus de 890 personnes ont été interpellées durant le week-end et 112 majeurs ont été présentés à la justice.
Un écho politique au sommet de l’État
Les déclarations de la présentatrice de « L’Amour est dans le pré » ont trouvé une résonance directe auprès des membres du gouvernement. La porte-parole de l’exécutif, Maud Bregeon, a affirmé sur l’antenne de CNews que Karine Le Marchand avait « raison ». Elle a annoncé que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a sollicité les ministères concernés pour préparer des textes visant à faire payer les auteurs des dégradations pour les dommages créés.
Le chef du gouvernement s’est également exprimé devant l’Assemblée nationale pour demander un durcissement des sanctions financières. Bien qu’il se soit déclaré opposé à la suspension totale des aides, le chef du gouvernement souhaite utiliser les prestations sociales, en préservant le reste à vivre, pour couvrir les réparations.
Les réactions contrastées des Grandes Gueules
Les propos tenus par l’animatrice de télévision ont également suscité un vif débat sur le plateau de l’émission « Les Grandes Gueules » sur RMC. L’avocat Charles Consigny a validé la position de Karine Le Marchand en déplorant « une racaillisation du pays » et en réclamant la fin de l’impunité grâce à des mandats de dépôt systématiques.
L’entrepreneure et chroniqueuse Flora Ghebali a partagé ce constat d’exaspération face au gâchis des célébrations, tout en regrettant l’absence d’une intervention préventive d’Emmanuel Macron auprès du club parisien. Néanmoins, le journaliste Fred Hermel a exprimé un désaccord concernant le vocabulaire employé par la présentatrice. Selon lui, le terme « cassos » s’avère insultant pour les personnes en situation de précarité sociale. Il estime par ailleurs que les dégradations relèvent d’un problème d’éducation et non d’une condition économique.

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