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The Voice : Lady O, grande gagnante de la saison 15, brise le silence et révèle l’identité de son père : « Elle est la fille de…

Ce samedi 30 mai, c’est Lady O qui a remporté la quizième saison de The Voice, sur TF1. La chanteuse de 19 ans était dans l’équipe de Florent Pagny. Rencontre.

Ils étaient quatre à prétendre à la victoire ! Ce samedi 30 mai, TF1 proposait la finale de la quinzième saison de The Voice, et les quatre finalistes étianet Tessa B, Lady O, Hugo et CJM’S. Et c’est finalement le talent de l’équipe de Florent Pagny, Lady O (19 ans), qui a remporté la partie. En interprétant Un peu plus haut, un peu plus loin de Ginette Reno et Jacques a dit de et avec Christophe Willem, elle a su conquérir le public et démontrer sa versatilité vocale. Rencontre au lendemain de sa victoire.

Gala.fr : Bonjour Oriana, avez-vous réussi à dormir ?
Lady O (Oriana) : Légèrement, je crois que ça s’entend un peu à ma voix, un peu fatiguée, mais ça ira. Crois-moi que la fatigue se fait sentir. (Rires)

Qu’avez-vous ressenti au moment où Nikos Aliagas a prononcé votre nom ?
Il y a eu un moment de latence parce que je ne m’y attendais pas du tout. C’est un peu un train, ça t’arrive en pleine face. Mais par contre, ça fait pas mal comme un train, bien sûr. Du coup, très vite, ça a été chercher le drapeau suisse. C’était un moment de fête pur.

Vous êtes la première personne suisse à remporter l’édition française de The Voice. Ca vous rend encore plus fière ?
Absolument. Et puis, j’espère démocratiser un peu, créer un mouvement en Suisse d’artistes, parce qu’on est plein de très, très bons artistes aussi.

Tout n’était pas forcément gagné car après la demi-finale, vous avez eu un problème à la voix. Que s’est-il passé ?
J’ai chopé une laryngite, en fait. J’ai perdu ma voix, même avant les demi-finales. Je n’ai pas pu répéter pendant les quatre jours, je ne faisais que le marquage de voix. Mais c’est rentré dans l’ordre pour la finale. Ça faisait quatre jours que je n’avais pas chanté. Moi, tu m’enlèves ma voix, je suis qu’un corps.

Comment êtes-vous arrivée jusqu’aux auditions à l’aveugle de The Voice ?
En fait, j’ai gagné un concours en Suisse qui s’appelle le Tremplin Suisse. Et dans le jury, je me suis fait repérer, et j’ai fini par venir et faire The Voice.

Lors des auditions à l’aveugle, Amel Bent, Lara Fabian et Florent Pagny vous courtisaient. Il y a eu de l’arme secrète, un coach bloqué…
Pour moi, c’était très particulier parce que je n’ai pas trop l’habitude qu’on se batte pour moi. Et je n’ai pas trop l’habitude non plus de tout ce qui est télévisé. Donc j’avoue que j’étais là en mode : ’bon, c’est la guérilla, mais ce n’est pas grave. Je vous laisse faire vos trucs’. Moi, celui qui est le dernier sur le ring, c’est bon. Ça a été Florent. Donc voilà, il avait mérité totalement de m’avoir dans son équipe.

Pourquoi avoir choisi Florent ?
Je n’avais pas envie d’avoir un coach qui est trop derrière moi et qui va essayer de trop m’aiguiller, parce que je sais que j’ai beaucoup de respect pour ces artistes et que ça aurait pu me perdre. Donc, je cherchais quelqu’un qui est là sans trop l’être et qui va me donner des directions sans chercher à vraiment me contrôler.

Florent Pagny a dit de vous que vous étiez ’’Un ovni qui a une sensibilité et un charisme hors norme’’. Classe, quand même !
De fou, oui. Venant de lui, c’est sûr que ça me fait vraiment plaisir. Et puis surtout, ce qui est cool, c’est que tu sais que ce n’est pas du bling-bling, tu sais que ce n’est pas quelque chose qui ne dit pas ce qu’il ne pense pas.

Vous avez sorti un EP en janvier dernier. Il contient Little Me , chanson interprétée hier soir. C’est spécial de chanter un titre à soi ?
C’est vrai que c’est un peu fou parce que moi, quand j’ai sorti ce projet, je me serais jamais imaginé qu’un son pourrait finir sur TF un. Et c’était un moment pour moi suspendu. Ça m’a fait du bien. Ça m’a fait du bien parce que c’était mon univers et il a pu trouver sa place dans cette émission.

À l’écoute de votre EP, on a l’impression qu’il a été conçu pour guérir quelque chose.
C’est ça, en fait. Mon but, c’est de pouvoir réunir des gens qui n’écoutent pas forcément la même chose sur un projet et de pouvoir créer peut-être aussi un nouveau mouvement, un nouveau style de musique, je ne sais pas, développer quelque chose de vraiment propre à moi.

Vous chantez en français et en anglais dessus aussi, donc ça touche encore plus de personnes. Bien sûr, et puis c’est le but aussi d’expérimenter cette espèce de subtilité. Je n’ai pas encore, je pense, trouvé exactement mon équilibre, mais on arrive gentiment sur quelque chose qui va vraiment… Qui se tient. Donc, on va continuer d’expérimenter.

Du coup, la suite, est-ce que ça va être du coup d’agrandir cet EP en tant qu’album ?
La suite, c’est surtout des scènes. On a un show qui est prêt. On a envie de présenter ce projet sur scène. Il y a aussi tellement de compos qui ne sont pas encore sorties. J’aimerais voir comment est-ce que le public peut réagir. Ce qui est cool avec le show, c’est que justement, personnellement, en tant qu’artiste, quand tu viens voir un concert, j’ai envie de te proposer à chaque fois des choses différentes. Donc, même si c’est le même concert, ce sera toujours différent.

Et pour terminer, est-ce qu’il y a un conseil que tu as reçu de Florent au cours de l’aventure que tu garderas en toi pour toute la vie ? Je crois que c’est juste la liberté et de m’amuser. De m’amuser, de ne pas oublier de m’amuser sur scène, de ne pas avoir peur d’imposer ce style-là si particulier, on va dire, et de le porter encore plus loin et encore plus haut.

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