Actualités

Les plages du Débarquement en Normandie ont été inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco

Elles ont été le théâtre d’une bataille décisive pour libérer l’Europe du nazisme et mettre fin à la Seconde Guerre mondiale.

C’est l’aboutissement d’un projet initié il y a près de vingt ans. Les plages du Débarquement en Normandie ont été inscrites, dimanche 26 juillet, au patrimoine mondial de l’Unesco(Nouvelle fenêtre). Sur un peu plus de 80 km de côtes, entre les départements de la Manche et du Calvados, ces plages ont été le théâtre d’une bataille décisive pour libérer l’Europe du nazisme et mettre fin à la Seconde Guerre mondiale.

Ces plages « sont directement et matériellement associées au débarquement (…) qui a joué un rôle décisif dans la libération de l’Europe occidentale de l’occupation nazie », a rappelé une représentante du Conseil international des monuments et des sites (Icomos) de l’Unesco, lors de la session à Busan, en Corée du Sud.

Cet ensemble de sites « commémore symboliquement l’immense sacrifice humain qui a été fait pour renverser une occupation autoritaire bien ancrée en Europe », a-t-elle poursuivi.

« Valeur universelle »
La candidature concernait les cinq plages du Débarquement connues sous leur nom de code Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword, mais aussi la Pointe du Hoc, lieu de combats décisifs, la batterie d’artillerie allemande de Longues-sur-Mer, et le port artificiel d’Arromanches-les-Bains, dit Port Mulberry, composé d’énormes caissons en béton fabriqués en Angleterre pour faciliter la logistique alliée. De nombreux cimetières militaires et monuments commémoratifs sont associés.

« C’est un dossier ‘hors quota’, ce qui signifie qu’il n’est en compétition avec aucun autre dossier, expliquait dans Ouest-France(Nouvelle fenêtre) Bruno Favel, un des artisans de la candidature au ministère de la Culture. Nous ne voyons pas un Etat s’élever contre son inscription. Après une évaluation positive, ce serait du jamais-vu en trente ans. »

Par ailleurs, Les Forteresses royales du Languedoc, dans le sud de la France, plus connues sous leur ancien nom de « châteaux cathares », ont été aussi inscrites, dimanche 26 juillet, au patrimoine mondial de l’Unesco(Nouvelle fenêtre), a annoncé l’organisation.

Souvent perchées en haut de pitons rocheux escarpés, ces huit forteresses, dont celle de Montségur en Ariège et celles de Peyrepertuse ou Quéribus dans l’Aude, ont été édifiées à l’issue de la croisade contre les Albigeois (1209-1229), lorsqu’une partie du Languedoc tombe dans le domaine royal. Certains de ces sites avaient servi auparavant de refuge aux Cathares accusés d’hérésie.

Le Mont-Saint-Michel, la cathédrale de Chartres ou encore le château de Versailles possédaient déjà le précieux label. Une reconnaissance de leur « valeur universelle », facteur de renommée internationale, qui engage les pouvoirs publics à oeuvrer pour leur préservation.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *