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Meurtre de Thomas à Crépol: la circonstance aggravante de racisme contre la « race blanche et la nation française » retenue contre les suspects

La juge d’instruction chargée de l’affaire du meurtre de Thomas Perotto à Crépol en 2023 a finalement retenu que les victimes ont été agressées en raison de leur « race blanche », a appris BFMTV ce jeudi 23 juillet. Dans un avis de fin d’information daté du 20 juillet, elle a procédé à une requalification des mises en examen des suspects.
Spectaculaire rebondissement dans l’affaire du meurtre de Thomas Perotto à Crépol en 2023. Dans un avis de fin d’information daté du 20 juillet, la juge d’instruction chargée de l’affaire a requalifié les mises en examen des suspects et finalement retenu la circonstance aggravante d’une attaque contre la « race blanche et la nation française », a appris BFMTV ce jeudi 23 juillet.

En novembre 2023, Thomas Perotto, 16 ans, a été mortellement poignardé lors d’un bal d’hiver du village de la Drôme. De jeunes hommes, pour certains issus des banlieues populaires de Romans-sur-Isère, ont affronté un groupe de jeunes de Crépol. Si l’enchaînement des faits reste toujours relativement confus, les premiers avaient dégainé des couteaux et blessé quatre personnes, dont Thomas, lycéen et amateur de rugby. L’adolescent a succombé à ses blessures lors de son transport à l’hôpital.

Le drame a provoqué une vague d’émoi à travers le pays. Et aussitôt avivé des débats identitaires, alors que plusieurs témoins ont assuré avoir entendu des suspects crier des propos relevant du « racisme anti-blanc » à l’encontre des jeunes du village. Durant l’instruction, 14 personnes ont été mises en examen pour « homicide et tentative d’homicide en bande organisée ». La circonstance aggravante de racisme n’avait pas été retenue.

Selon nos informations, 14 témoignages recueillis par les enquêteurs faisaient état de propos à caractère raciste et anti-blancs. Dont la fameuse phrase « On va planter du blanc », rapportée par plusieurs témoins et qu’ils disent avoir entendue pendant la scène de violence.

Des avocats, dont Me Denis Dreyfus, avocat de 44 parties civiles dans cette affaire, avaient rappelé ces éléments lors d’observations, formulée après la fin de l’enquête annoncée en mai par les juges de Valence.

Inédite et extrêmement rare en droit français, cette requalification va à l’encontre du réquisitoire définitif qu’avait rendu le parquet de Valence le 12 juin dernier, que BFMTV a pu consulter. Le parquet y demandait le renvoi devant la cour d’assises des mineurs de 11 accusés pour « homicide volontaire » et « tentative d’homicide volontaire », écartant au passage la qualification de bande organisée, sans référence à la circonstance aggravante de racisme.

Cette nouvelle requalification devra être confirmée au moment de la mise en accusation, ultime stade de l’instruction. Les différentes parties, elles, ont un mois pour la contester. « C’est très satisfaisant », affirme Me Denis Dreyfus, joint par BFMTV.

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