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Incendies en Gironde : « C’est par millions que les animaux ont été affectés », selon la LPO

Alors que l’incendie a déjà ravagé 42.000 hectares, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) alerte sur des conséquences massives pour la faune sauvage. Le président de l’association estime que les animaux ont été «affectés par millions», au moment où les secours et les équipes de terrain tentent encore d’évaluer l’ampleur réelle des pertes.

Incendies en Gironde – Les observations publiées ces derniers jours convergent sur un même constat: les espèces les moins mobiles, notamment les insectes, les amphibiens et les petits mammifères, paient le plus lourd tribut.

Une faune très exposée
Les incendies ont touché un territoire où la biodiversité est dense, et les effets ne se limitent pas aux animaux visibles. La LPO rappelle qu’une partie de la faune a pu fuir, mais que beaucoup d’individus ont probablement péri sur place, ou ont été désorientés par la fumée, la chaleur et la disparition des habitats.

Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) estime qu’il faudra encore du temps pour évaluer « l’impact de l’incendie (en Gironde) sur la biodiversité » mais « on sait déjà que c’est par millions que les animaux ont été affectés. » explique-t-il sur RMC.
« Ceux qui s’en tirent le mieux, c’est probablement les grands cervidés, les sangliers, les chevreuils et les oiseaux ». néanmoins, beaucoup ont fui vers des territoires inconnus. Certains sont aussi blessés: plusieurs refuges et associations ont déjà récupéré des animaux aux pattes et à la peau brûlées. « Ceux qui ont été les plus touchés, c’est ceux qui ne peuvent pas fuir: les batraciens, les reptiles, les hérissons, les blaireaux, les renards qui vont se mettre dans des terriers et sont victimes d’intoxication. »
Dans les zones brûlées, les experts cités par la presse soulignent aussi les risques secondaires: manque d’eau, raréfaction de la nourriture, collisions routières et stress post-feu. Selon plusieurs témoignages recueillis dans la presse régionale, les centres de soins reçoivent surtout des oiseaux, des jeunes mammifères et des animaux affaiblis par l’inhalation des fumées.

Secours et évacuations
À Audenge, le centre de soins de la LPO a dû être évacué, ce qui a entraîné le transfert des animaux pris en charge vers d’autres structures, notamment dans le Lot-et-Garonne. La presse locale décrit une logistique menée dans l’urgence pour mettre à l’abri les animaux sauvés des fumées ou recueillis après l’avancée des flammes.

Au zoo du Bassin d’Arcachon, plus d’un millier d’animaux ont aussi dû être déplacés, avec des pertes malgré l’opération de sauvetage. Cette évacuation illustre la difficulté d’agir quand le feu progresse vite et que les températures restent élevées, selon les comptes rendus publiés par les médias.

Un bilan encore provisoire
Le bilan exact reste impossible à établir à ce stade, et les associations insistent sur le caractère incomplet des premiers relevés. Les spécialistes évoquent surtout des pertes massives chez la microfaune, les insectes, les reptiles et les oiseaux nicheurs, dont une partie est difficilement observable après le passage du feu.

Les consignes diffusées par la LPO et reprises par la presse restent prudentes: éviter de manipuler un animal blessé, prévenir un centre de soins et ne pas déposer de nourriture en forêt. Dans ce contexte, les autorités locales et les associations cherchent encore à mesurer l’impact réel d’un incendie qui pourrait laisser des séquelles durables sur les écosystèmes girondins.

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