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Hauts-de-Seine : le préfet ferme une association sportive soupçonnée de séparatisme islamiste

Le préfet des Hauts-de-Seine a ordonné la fermeture de l’association sportive « Les Héros » pour des infractions administratives. Toutefois, les autorités soupçonnent également cette structure de mener des pratiques communautaires contraires aux principes républicains.

Le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, a ordonné le 12 mai dernier la fermeture immédiate d’une association sportive implantée à Villeneuve-la-Garenne, selon une information révélée par Europe 1. Officiellement, l’acte administratif sanctionne d’importantes irrégularités de gestion. Toutefois, la préfecture soupçonne également l’existence de pratiques communautaires à caractère religieux, s’inscrivant selon elle dans une logique d’islamisme et de séparatisme.


Des manquements graves au Code du sport
D’après le texte de l’arrêté préfectoral, les contrôles menés le 24 février dernier par le service départemental de la jeunesse ont mis en évidence la situation irrégulière de l’unique animateur de la structure. Les antécédents judiciaires de cet homme, Nourdine Z., lui interdisent formellement d’exercer des fonctions d’encadrement sportif.
De plus, sa carte professionnelle d’éducateur était périmée depuis le 13 août 2024. L’association « Les Héros » n’affichait pas non plus son attestation d’assurance obligatoire. Malgré une mise en demeure de régularisation envoyée le 30 mars dernier, l’association n’a pas donné suite, ce qui a conduit le préfet à ordonner la fermeture de la structure.
Des soupçons de pratiques communautaires
Cependant, les motifs administratifs ne résument qu’une partie du dossier. Dans un courrier envoyé à la présidente de l’organisme, consulté notamment par Europe 1, Alexandre Brugère pointe « des créneaux spécifiquement réservés aux femmes, notamment pour des ateliers sportifs ». Selon les services de la préfecture, l’association aurait utilisé la salle de musculation et la piscine municipale pour organiser des cours non mixtes destinés à des femmes portant le voile islamique. Ces activités, organisées à plusieurs reprises dans la semaine selon les autorités, limitaient ponctuellement l’accès des autres usagers à certains équipements municipaux, sans qu’aucun arrêté municipal n’ait légitimé ces réservations.
Face à ces soupçons, le préfet a fermement rappelé les obligations légales de la structure dans sa missive. « Dans l’hypothèse où ces créneaux dédiés seraient effectivement mis en place, je vous signale qu’une telle organisation est susceptible de contrevenir aux engagements souscrits dans le cadre du contrat d’engagement républicain signé par votre association », a mentionné le haut fonctionnaire. Il a ajouté que « celui-ci implique notamment le respect des principes de laïcité, d’égalité et de non-discrimination, ainsi que la promotion de la mixité dans les activités proposées ». Enfin, l’arrêté stipule qu’« il est ainsi strictement interdit de réserver des créneaux spécifiques pendant les heures d’ouverture d’un équipement public sur le fondement d’une appartenance religieuse ».
Une action continue contre le repli communautaire
Cette mesure s’inscrit dans la stratégie de lutte contre le séparatisme islamiste menée par Alexandre Brugère dans le département. En octobre 2025, le préfet avait déjà fait fermer l’institut Alfoulk à Antony et saisi la justice après la découverte de prêches radicaux, rappellent nos confrères.
Quelques mois plus tôt, en mai 2025, la préfecture avait prononcé la fermeture de l’Institut Lissen à Colombes pour des raisons de sécurité incendie. Les services de l’État soupçonnaient toutefois cet établissement linguistique d’abriter une école coranique clandestine, où garçons et filles étaient séparés et où se trouvaient des ouvrages représentant des femmes et des enfants sans visage.

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