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Fête de la musique 2026 : le concert de LFI interdit par la préfecture de police, les Insoumis crient au scandale

Le parti a aussitôt annoncé un recours devant le tribunal administratif, tandis que Jean-Luc Mélenchon, candidat « insoumis » à la présidentielle, a dénoncé « un scandale démocratique grave en période électorale ».

Le concert organisé par La France insoumise (LFI) place de la République, à Paris, dimanche à l’occasion de la Fête de la musique a été interdit, mercredi 17 juin, par le préfet de police de Paris, Patrice Faure.

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Dans un arrêté publié en début de soirée, le préfet de police justifie cette interdiction par la venue à ce concert de personnalités, comme le Comité Adama et de sa fondatrice, Assa Traoré, ainsi que du rappeur Médine. Le préfet considère que le Comité Adama appelle à s’en prendre aux forces de l’ordre – il cite ainsi le slogan « tout le monde déteste la police », et reproche au rappeur des propos incitant à la haine.

Le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, a aussitôt annoncé un recours contre cette décision, tandis que Jean-Luc Mélenchon, candidat « insoumis » à la présidentielle, a dénoncé sur son compte X « un scandale démocratique grave en période électorale ». M. Mélenchon affirme que le préfet de police a décidé d’interdire ce concert « à la demande du président du CRIF Yonathan Arfi, et du maire [socialiste] de l’arrondissement Paris Centre », Ariel Weil.

A ses yeux, « cette décision de dernière minute a été prise sous la pression de groupes et d’individus se déclarant hostiles à la France insoumise ».

Un « contexte politique très polarisé »
« Pour LFI, la musique n’est pas une fin, c’est un moyen, au service d’un agenda politique. (…) Ce concert est légal mais est-il pertinent pour la démocratie ? », avait notamment écrit, lundi, sur le réseau social X, Yonathan Arfi.

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https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/06/17/fete-de-la-musique-le-concert-de-lfi-interdit-par-la-prefecture-de-police_6704297_823448.html
« Non, il n’est pas possible de récupérer la fête de la musique à des fins politiques. Et compte tenu des foules qui seront dans la rue pour danser et chanter, c’est un danger pour l’ordre public et la sécurité », avait écrit, au même moment, sur X, Ariel Weil.

Dans son arrêté, Patrice Faure fait valoir que « cet évènement risque d’attirer un public hostile aux forces de l’ordre et de donner lieu à la diffusion de propos appelant à la haine, à la discrimination ou à la violence envers les institutions ». Il souligne en outre que ce concert intervient « dans un contexte politique très polarisé (…) et que ce contexte nourrit les velléités d’affrontements ».

Manuel Bompard « alerte solennellement sur les dangers que fait peser sur le déroulement de la prochaine élection présidentielle ce type de pratiques autoritaristes qui cherchent à instrumentaliser les problématiques de maintien de l’ordre à des fins politiques ». Il demande au ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, « de prendre les dispositions nécessaires pour garantir une campagne présidentielle libre et équitable ».

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