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Appels à la prière diffusés par haut-parleurs : le maire de Bry-sur-Marne dénonce une situation « intolérable »

À l’occasion du premier jour de l’Aïd el-Kébir, la diffusion extérieure d’appels à la prière islamique a suscité de vives réactions ce mercredi 27 mai. À Bry-sur-Marne ainsi qu’à Nantes, des résidents et des représentants locaux ont signalé d’importantes nuisances sonores. Les autorités préfectorales ont été saisies pour déterminer l’origine exacte et la légalité de ces diffusions.

Des appels à la prière islamique ont retenti dans l’espace public à l’occasion de la célébration de l’Aïd el-Kébir. À Bry-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, plusieurs habitants ont alerté la municipalité après avoir entendu des récitations religieuses mercredi matin. Cependant, aucun rassemblement de ce type n’était programmé par la municipalité sur le territoire de la commune. D’après les informations recueillies par le JDD, les diffusions sonores provenaient en réalité d’une localité limitrophe.
Des enseignants rapportent des perturbations
L’événement a provoqué des perturbations notables, notamment dans un collège de la zone. Des professeurs ont ainsi transmis une réclamation écrite à leur direction municipale. Selon Valeurs actuelles, les enseignants ont dû composer avec un volume sonore particulièrement élevé entre 7 h 30 et 9 h 30. En raison des fortes chaleurs, les fenêtres des salles de classe étaient restées ouvertes. Dans leur courrier officiel, ces fonctionnaires ont dénoncé une situation complexe : « Faire cours pendant plus d’1 h 30 avec, en fond, des récitations et des prêches constitue une atteinte à la laïcité. »

Face à l’ampleur des plaintes, le maire de Bry-sur-Marne, Charles Aslangul, a réagi sur les réseaux sociaux. Il a indiqué avoir saisi la préfecture du Val-de-Marne afin d’identifier précisément l’origine de cette diffusion. « Il pourrait s’agir soit de Champigny-sur-Marne, Villiers-sur-Marne ou Noisy-le-Grand, où sont implantées des mosquées », a toutefois indiqué l’élu, comme le rapporte le JDD.
Charles Aslangul a par ailleurs dénoncé un volume sonore jugé excessif, estimant qu’il dépassait largement les besoins des fidèles réunis à l’extérieur. Sur son compte X, il a rappelé le cadre réglementaire républicain en déclarant : « La République garantit le libre exercice du culte, quel qu’il soit, mais en aucun cas n’autorise de littéralement inonder les villes d’une sonorité religieuse qui relève du privé et de l’intime. C’est intolérable. »
À Nantes aussi, des riverains dénoncent des nuisances
Cette situation ne s’est pas limitée à la région francilienne. Nantes a également été concernée au cours de la matinée. Une source policière a confirmé à Valeurs actuelles la réception d’une trentaine de signalements de la part de riverains gênés.
La police nationale de Nantes s’est mise en relation avec les habitants afin de gérer la situation. Selon plusieurs témoignages relayés par nos confrères, les nuisances sonores auraient été entendues sur plusieurs kilomètres dans les quartiers Nord et Est de la ville.
Pour l’heure, la préfecture du Val-de-Marne, sollicitée par les médias, n’a pas encore communiqué sur cette affaire.

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