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« Tu enlèves la vie, on t’enlève la vie » : le coup de gueule de Karine Le Marchand après les meurtres de Lyhanna et Louis

À la suite des décès récents de Lyhanna et de Louis, Karine Le Marchand a exprimé sa colère sur les réseaux sociaux. Elle a implicitement défendu le rétablissement de la peine capitale et plaidé pour une réforme de la justice, notamment par l’organisation de référendums. 

Karine Le Marchand a poussé un coup de gueule ce dimanche 28 juin dans plusieurs vidéos publiées en story sur son compte Instagram. Elle réagissait notamment au meurtre de Lyhanna, dont le corps sans vie a été retrouvé dans le Gers, et à celui de Louis, mortellement lynché à Narbonne.


Une position tranchée sur la peine capitale
Dans ses publications éphémères relayées par plusieurs médias, l’animatrice de l’émission L’amour est dans le pré sur M6 a dénoncé l’augmentation de la délinquance des mineurs et l’inadaptation de la réponse pénale actuelle. « Si je ne prends pas la parole sur la petite Lyhanna et sur le petit Louis, c’est parce que je suis radicale », a-t-elle d’abord déclaré avant de clairement afficher son opinion face aux auteurs de crimes de sang : « Tu enlèves la vie, on t’enlève la vie. »
Elle a ensuite ajouté : « Je n’ai pas de problème à dire que pour certaines personnes, ils sont irrécupérables psychiquement, ce sont des malades mentaux. Même si on les chope, je n’ai pas à payer toute ma vie pour qu’ils soient en taule et je n’en ai rien à foutre de leurs conditions de vie. »
« La France va continuer à s’enfermer »


L’animatrice a également évoqué la situation politique de la France en prévision des futurs scrutins. Elle estime que les prochaines élections pourraient conduire à un blocage politique empêchant le pays d’être gouverné et maintenir la France dans une crise économique et sociétale.
« Je vois comme la plupart des Français que, sur beaucoup de sujets, les choses nous échappent et que nous ne sommes pas entendus. Résultat des courses : quelle que soit la personne qui sera élue aux prochaines élections, il est fort à parier que derrière, il va y avoir les élections législatives, que les extrêmes vont voter contre, il va y avoir des petites alliances à la con, etc. Et finalement, ce sera un ni, ni. Et encore une fois, on ne pourra pas gouverner et la France va continuer à s’enfermer dans un marasme économique et sociétal catastrophique », a-t-elle martelé.


Elle a également déclaré : « Pendant ce temps-là, les choses continuent, l’angoisse continue, la violence continue. On voit bien qu’on a un problème de violence avec nos jeunes et qu’on a un problème avec la justice. »
Elle prône la mise en place de référendums
Pour remédier à cette situation, Karine Le Marchand suggère la mise en place de « référendums sur des décisions très précises ». « C’est mon humble avis et c’était mon mood du dimanche. Parce que j’ai mal au ventre. J’ai mal au ventre et je ne vais pas avoir mal au ventre toute ma vie parce que je vois des horreurs de pire en pire dans les infos. Je veux être heureuse dans mon pays. Merde », a-t-elle encore lancé.
L’animatrice, qui a l’habitude de s’exprimer sur divers sujets de société, a par ailleurs déclaré son patriotisme et son espoir de voir la France se relever : « Moi, j’aime la France. Moi, je suis française, je suis très fière d’être française et j’ai envie qu’on s’en sorte parce que je peux vous dire qu’autour de moi, tous les gens que je connais, les chefs d’entreprise, les employés, les agriculteurs, tout le monde participe à l’effort collectif. »
Néanmoins, ses propos ont suscité des réactions politiques. Comme le rapporte Le Dauphiné Libéré, Juliette Méadel, l’ancienne ministre socialiste, a immédiatement répliqué : « La France a aboli la peine de mort parce qu’elle a compris qu’un État n’est pas là pour se venger mais pour rendre la justice. » Elle a poursuivi : « Les victimes méritent mieux que des slogans. Elles méritent une justice implacable, une protection efficace et un État capable d’empêcher les crimes avant qu’ils ne détruisent des vies. Elles ne réclament jamais la mort mais un procès juste. »

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