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Tout est en flammes : un pompier et un habitant de cette ville parmi les victimes d’un violent incendie, la scène est terrible

Incendie en Espagne : une Française portée disparue, son compagnon Jérôme partage sa détresse

Depuis jeudi 9 juillet 2026, un incendie ravage un massif boisé près d’Almería en Andalousie, faisant au moins douze morts. Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé samedi 11 juillet qu’une Française, Stéphanie Navarro, figure parmi les 23 personnes toujours portées disparues ce dimanche, comme le rapporte Le Midi-Libre.

C’est l’incendie le plus meurtrier qu’ait connu l’Espagne depuis 1984. Jeudi 9 juillet 2026, un feu a été déclaré en fin de journée près de Los Gallardos, dans la province d’Almería en Andalousie. Il a parcouru quelque 6 600 hectares avant d’être déclaré « stabilisé » ce dimanche 12 juillet par les pompiers. Le bilan humain s’établit à au moins douze morts, comme le rapporte Le Midi-Libre. Des victimes ont été retrouvées dans leur véhicule. D’autres étaient à pied lorsqu’elles ont été surprises par les flammes. « Ce fut un véritable piège », a résumé Antonio Sanz, conseiller andalou aux Urgences. Vingt-trois personnes n’avaient toujours pas été localisées ce dimanche matin. Parmi elles, une Française : Stéphanie Navarro, enseignante, venue passer l’été avec son mari Jérôme dans leur maison de vacances à Bédar.

Le récit de Jérôme Navarro, livré samedi sur TF1 les larmes aux yeux, est celui d’une fuite chaotique dans laquelle tout s’est joué en quelques secondes. Le couple tentait d’évacuer, mais le feu leur a très vite barré la route : « J’ai dit à ma femme : ‘Sors vite, tu laisses tout.’ Et le temps de dire ça, j’étais entouré d’une boule de feu. J’ai pu que partir en courant. » Jérôme est parti et s’est jeté dans un ravin, laissant derrière lui sa femme.

Jérôme livre sa détresse après la disparition de son épouse
Depuis la disparition de son épouse, Jérôme imagine le pire. « L’espoir diminue de minute en minute », confie-t-il. La zone résidentielle de Bédar est l’une des plus touchées. L’identification des victimes progresse lentement : les corps, en grande partie carbonisés, nécessitent des analyses ADN dont les prélèvements ont été transmis à Madrid.

Ce que déplore Jérôme Navarro, c’est le sentiment d’avoir été abandonné par les autorités locales au moment critique : « La mairie, police municipale, la police locale… Personne n’est venu prévenir. On s’est retrouvés coincés, piégés. Quand on a vu le feu, c’était déjà trop tard. » Le couple, arrivé quelques jours plus tôt pour les vacances d’été avec leurs deux filles restées en France, n’avait reçu aucune consigne officielle d’évacuation. Le Quai d’Orsay a confirmé samedi soir que Stéphanie Navarro figurait « parmi les personnes disparues », précisant que l’ambassade de France à Madrid et le consulat général de Séville étaient « en lien constant » avec les autorités espagnoles.

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