Feux d’artifice des 13 et 14 juillet annulés partout en France: la liste des villes concernées

Le scénario se répète depuis le début de la semaine : mairie après mairie, les spectacles pyrotechniques prévus pour le 14 juillet tombent. En cause, une végétation desséchée et des pompiers déjà mobilisés sur plusieurs départs de feu.
Voici un point complet sur les interdictions départementales, la liste des villes concernées au 9 juillet, et les bons réflexes avant de vous déplacer lundi ou mardi soir.
Certaines préfectures n’ont pas laissé le choix aux communes. Dans l’Essonne, un arrêté préfectoral interdit les feux d’artifice sur l’ensemble du département du 7 au 15 juillet : tous les spectacles des 13 et 14 juillet y sont donc annulés, sans exception. Dans l’Hérault, la préfecture a également interdit les tirs face à un risque d’incendie classé « très élevé ».
D’autres départements sont sur le fil. En Charente, l’interdiction s’appliquera automatiquement si le risque de feu de forêt passe au niveau « très élevé ». Dans la Loire, la préfecture recommande aux maires d’annuler leurs feux — une consigne que la plupart des communes suivent par prudence.

Conséquence directe de l’arrêté préfectoral, l’Essonne concentre les annulations : Corbeil-Essonnes, Wissous, Saintry-sur-Seine, Ballancourt-sur-Essonne, Verrières-le-Buisson, Athis-Mons, Viry-Châtillon ou encore Évry-Courcouronnes ont officialisé l’annulation de leur feu. Bonne nouvelle malgré tout : dans la plupart de ces villes, les bals des pompiers et animations du 13 juillet sont maintenus.
Ailleurs en région parisienne, les annonces tombent aussi. À Herblay-sur-Seine (Val-d’Oise), la soirée est annulée et le feu reporté en raison de la sécheresse et de la vigilance canicule. À Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le feu d’artifice laisse place à une séance de cinéma en plein air, tandis qu’à Antony (Hauts-de-Seine), le feu est annulé mais le bal des pompiers du 13 juillet est conservé.
Le Sud est en première ligne. Dans le Gard, où le risque d’incendie est particulièrement élevé, Nîmes, Saint-Gilles et La Calmette ont annoncé mercredi l’annulation de leur spectacle, rejoignant Aimargues, Calvisson, Sauve, Bezouce, Saint-Hilaire-de-Brethmas, Milhaud, Congénies et Saint-Laurent-d’Aigouze. Dans les Bouches-du-Rhône, placées en vigilance rouge incendie, Saint-Victoret et Carry-le-Rouet ont également renoncé à leurs festivités pyrotechniques.
L’Ouest n’est pas épargné. En Loire-Atlantique, Clisson et Ancenis-Saint-Géréon ont annulé leurs feux en invoquant les fortes chaleurs, tandis qu’en Vendée, Mortagne-sur-Sèvre a supprimé sa fête du 14 juillet. Dans les Deux-Sèvres, Bressuire a choisi une autre voie : son feu d’artifice est reporté aux animations de Noël. S’ajoutent, entre autres, Aubusson dans la Creuse, Chabeuil dans la Drôme et Montmorillon dans la Vienne.

Au milieu de ces annulations, une confirmation d’ampleur : le feu d’artifice de Paris n’est pas annulé. Il est exceptionnellement avancé au 13 juillet, toujours tiré depuis la Tour Eiffel et le Champ-de-Mars, avec douze tableaux pyrotechniques et 1 600 drones lumineux, en hommage aux victimes de l’attentat de Nice.
Partout ailleurs, retenez que la situation évolue d’heure en heure. Beaucoup de communes préfèrent reporter leur feu à la fin de l’été ou à l’automne plutôt que de l’annuler purement, et les bals populaires restent souvent maintenus. La liste ci-dessus, arrêtée au 9 juillet, n’est donc pas définitive : de nouvelles annulations peuvent tomber jusqu’au dernier moment.
Avant de vous déplacer lundi 13 ou mardi 14 juillet, un seul réflexe : consultez le site ou la page Facebook de votre mairie, ainsi que celui de votre préfecture. Quelques minutes de vérification vous éviteront un déplacement pour rien — et une soirée gâchée.


