Présidentielles 2027 : Sarah Knafo n’exclut pas de participer à un gouvernement Bardella

Un rapprochement qui pourrait faire parler. À quelques mois de l’élection présidentielle de 2027, Sarah Knafo a envoyé un signal particulièrement remarqué au Rassemblement national. Invitée sur LCI jeudi 3 septembre, l’eurodéputée de Reconquête n’a pas exclu de participer à un gouvernement dirigé par Jordan Bardella en cas de victoire de Marine Le Pen.

Interrogée sur l’éventualité de rejoindre une équipe gouvernementale menée par le président du RN, Sarah Knafo a répondu : « Pourquoi pas ? » Elle a toutefois posé une condition : que le programme proposé corresponde à ses convictions. « Si c’est sur un programme que je valide, avec lequel nos convictions sont alignées, oui », a-t-elle expliqué.
Sarah Knafo appelle à l’union des droites
Au-delà de cette éventuelle participation gouvernementale, la déclaration de Sarah Knafo s’inscrit dans une stratégie plus large : celle d’un rapprochement entre les différentes forces de la droite nationaliste.
L’élue européenne a estimé qu’« on va avoir besoin de tous s’entendre », tout en rappelant que Reconquête et le RN restent deux formations distinctes, avec des divergences notamment sur les questions économiques.
Sarah Knafo continue par ailleurs de défendre la ligne de Reconquête et considère que son mouvement possède une approche différente, notamment sur les questions régaliennes et économiques.

Jordan Bardella déjà pressenti à Matignon
Cette déclaration intervient alors que Marine Le Pen a annoncé qu’en cas de victoire à la présidentielle, elle nommerait Jordan Bardella au poste de Premier ministre. Une perspective qui donne un relief particulier aux propos de Sarah Knafo.
La possibilité d’une collaboration entre figures du RN et de Reconquête pourrait ainsi devenir l’un des enjeux de la recomposition politique à droite à l’approche de 2027.
Une ouverture, mais pas un ralliement
Attention toutefois à ne pas interpréter cette déclaration comme un ralliement de Sarah Knafo au RN. L’eurodéputée a clairement conditionné sa participation à un éventuel gouvernement à la compatibilité du programme avec ses propres convictions.
Elle a également rappelé les différences entre les deux formations. Son message ressemble donc davantage à une ouverture à une éventuelle coopération qu’à l’annonce d’un changement de parti.
À l’approche de la présidentielle, cette prise de position pourrait néanmoins relancer le débat sur l’union des droites et sur les alliances susceptibles de se former après le scrutin de 2027.


