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Lucía, 27 ans, vit dans un village presque désert : « Je paie environ 50 euros de courses par mois, car entre le jardin et la récolte je dépense très peu »

Lucía, 27 ans, a quitté la grande ville pour s’installer dans un village quasi désert, où elle vit (presque) en autarcie.

Métro, boulot, dodo. La routine désespérément monotone de nombreux citadins les transforme peu à peu en de véritables cocottes-minutes. S’ils résistent tant bien que mal à la pression, il arrive toujours un moment où ils explosent. Et où vont-ils pour la faire doucement retomber ? À la campagne, pardi !

Vie madrilène trépidante ou vie rurale apaisante ? Le choix a été vite fait pour Lucía, 27 ans. Depuis quelques années maintenant, elle vit dans un (tout) petit village de Galice, au nord-ouest du pays. Sa particularité ? Il ne compte que neuf habitants, elle comprise ! Ce cas est loin d’être isolé en Espagne, où la désertification rurale touche de nombreux villages. Le pays compte ainsi près de 3 000 villages totalement abandonnés.

Lucía, 27 ans, vit dans un village qui ne compte que neuf habitants
Lucía n’a pas débarqué en rase campagne sur un coup de tête. Elle avait un projet de vie bien précis en tête. Et quel projet ! La jeune femme s’est lancée dans la restauration d’une maison centenaire, avec l’ambition de vivre en autarcie, ou presque.

Pour financer les travaux de sa vieille maison, Lucía a notamment investi une partie de ses allocations chômage mises de côté. Elle attend désormais une réponse pour obtenir une aide à l’installation, qui lui permettrait de financer l’achat de vaches et de développer son propre élevage sur sa propriété.

Potager, cueillette, animaux… comment Lucía réduit ses dépenses au strict minimum
Mode de vie frugal oblige, Lucía a très peu de dépenses courantes. « Ce qui me coûte le plus cher chaque mois, ce sont mes animaux, environ 150 euros », explique-t-elle dans une vidéo YouTube, avant d’ajouter : « Pour moi, les courses du mois s’élèvent à environ 50 euros. Avec le potager et la cueillette, je dépense très peu. »

Son objectif est désormais d’agrandir son potager autant que possible afin de toujours moins dépendre des grandes surfaces. Les seules fois où elle s’y rend, c’est uniquement pour acheter quelques produits de base, comme le riz ou l’huile. « Vivre à la campagne ne coûte pas cher quand on a ses propres animaux et un potager », assure-t-elle.

Pourquoi Lucía a choisi de tout quitter pour vivre à la campagne
Lucía ne s’est pas réveillée un beau matin avec la furieuse envie de prendre la clé des champs. Depuis son plus jeune âge, la jeune femme nourrit une véritable passion pour la nature, qui n’a fait que grandir au fil des années. Titulaire d’un diplôme dans le domaine de l’agriculture durable, elle se réjouit d’avoir dit adieu à la pollution atmosphérique et sonore, aux embouteillages et à l’insécurité qui peuvent rythmer le quotidien des grandes villes comme Madrid.

Dès son arrivée dans ce village quasiment déserté, Lucía a immédiatement su qu’elle n’allait plus repartir. « Je suis arrivée ici et j’ai ressenti quelque chose. Je me suis dit : je reste, c’est chez moi », se souvient-elle avec émotion.

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