« Je ne comprends pas pourquoi tant de haine » : la douleur et la colère de Nicolas Hervé, le père de Louis lynché à mort, après le décès de son fils

Victime d’un guet-apens à Narbonne le 19 juin 2026, Louis, 17 ans, a été battu à mort par cinq jeunes. Ce lundi 29 juin 2026, Nicolas Hervé, le père de l’adolescent, a pris la parole et confié son émotion mais aussi sa colère à BFMTV.
Le 19 juin 2026, Louis, 17 ans, s’est rendu sur un chantier à Narbonne. Sur place, l’adolescent a été roué de coups par cinq jeunes, qui l’avaient visiblement attiré dans ce lieu pour le tabasser. Retrouvé inanimé et gravement blessé le lendemain matin, Louis a été conduit au centre hospitalier de Narbonne, avant d’être transféré, en urgence, à Perpignan. Souffrant de nombreux hématomes au visage et au cerveau, le jeune homme est décédé des suites de ses blessures le mardi 23 juin 2026. Ce lundi 29 juin, son père, Nicolas Hervé, s’est confié sur son fils et a exprimé son émotion et sa colère auprès de BFMTV.

« Mon fils était vraiment un bon garçon. Je ne comprends pas pourquoi tant de haine. […] C’était un gentil garçon, il faisait de la guitare, je l’amenais souvent à la pêche avec moi », a-t-il assuré. Après l’émotion, le père de famille a révélé la colère qui l’anime, alors que personne ne l’a prévenu que son fils était victime de harcèlement. « Je ne comprends pas pourquoi on ne m’a pas dit que mon fils était harcelé, sinon je lui aurais dit de rester dans le foyer », a-t-il noté. Pour rappel, Louis avait été placé il y a deux mois dans une structure de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Pire, alors que l’adolescent avait porté plainte en mai dernier pour des violences, personne n’a prévenu sa famille, que ce soit la justice ou l’ASE, ce dernier étant pourtant mineur. Nicolas Hervé s’est également interrogé sur le timing des événements puisqu’il a été informé des blessures de Louis à 17 heures « alors qu’ils l’ont retrouvé à 9 heures ».

Mort de Louis : où en est l’enquête ?
Les cinq jeunes, qui ont tendu un piège à Louis, avaient diffusé une vidéo de l’agression sur les réseaux sociaux. Celle-ci a permis aux enquêteurs de les retrouver. Ils ont depuis été mis en examen et placés en détention provisoire. Tous ont été identifiés grâce aux images de ce passage à tabac. D’après nos confrères, pour l’instant, ce qui semblerait sûr, c’est que les auteurs des faits, dont les casiers judiciaires sont vierges, ont bien tendu un guet-apens à la victime pour l’attirer dans ce chantier isolé à Narbonne, le 19 juin au soir, mettant ainsi en lumière des faits qui semblent prémédités. Reste à savoir s’il s’agissait d’un règlement de comptes pour un différend ou une expédition punitive pour des faits qui restent à définir.


