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Gifler Hamza la Douane », Pascal le Grand frère visé par une 1ère plainte pour « apologie de la vi_olence »

Après une vidéo où il prône des gifles contre Hamza, 14 ans, Pascal le Grand Frère est visé par une plainte de la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines, apprend Marie France ce vendredi 3 juillet 2026.

La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines (LDVR) a déposé une première plainte contre Pascal Soetens, plus connu sous le nom de Pascal le Grand Frère. L’association vise la vidéo où l’ex-éducateur télé recommande des « gifles » pour recadrer Hamza, 14 ans, surnommé Hamza « La Douane » autour du canal Saint-Martin. Après le buzz de la « claque pédagogique » assumée face caméra, le dossier se déplace désormais sur le terrain pénal.

Dans ce document adressé au parquet et transmis à Marie France, la LDVR affirme que ces propos pourraient relever de « provocation publique à commettre des atteintes volontaires à l’intégrité de la personne » et d’une apologie de la violence. L’association, qui se présente comme le premier réseau d’associations de défense des droits en France, veut faire trancher par la justice une question très concrète : jusqu’où peut aller un éducateur médiatique quand il appelle à frapper un mineur identifié.

Pascal « le Grand Frère » : la « claque pédagogique » pour recadrer Hamza « La Douane »
Dans une vidéo avec Tony Pittaro publiée sur les réseaux sociaux, en plein emballement des vidéos tournées au canal Saint-Martin, Pascal Soetens détaille sa méthode. Face caméra, l’éducateur explique que « la discussion ne sert plus à rien » et qu’il faut désormais « agir physiquement ». Ce dernier propose alors de recadrer le jeune garçon avec une « claque pédagogique », « une petite claque qui va bien » créant un « effet de surprise » ; quitte à donner « une deuxième puis une troisième claque » si l’adolescent continue ses « conneries ».

Le mineur visé, Hamza, 14 ans, s’est construit un personnage viral sous le surnom d’Hamza « La Douane ». Avec son pistolet à eau, il affirme que le canal est sa « zone » et se filme en train d’arroser et insulter passants et policiers municipaux. Ces vidéos se multiplient depuis la mi-juin 2026 ; le collégien a été placé en garde à vue le 27 juin dans une enquête pour dégradations et violences en réunion, avant d’être remis en liberté.

Plainte de la LDVR : ce qui est reproché à Pascal « le Grand Frère »
Dans sa plainte, la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines cible directement ces appels répétés aux gifles contre les mineurs. Michael Bastien, président fédéral du réseau d’associations de défense des droits de la LDVR nous détaille les raisons qui l’ont poussé à porter plainte contre Pascal Soetens. « Il y a une apologie de la violence caractérisée contre mineur, explique à Marie France le fondateur de l’association. Ce que ce personnage dit, fait et prône est honteux ».

« Je peux comprendre qu’il ait besoin de faire le buzz, mais pas sur le dos des mineurs, continue Michael Bastien. C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire. On ne confond pas la fiction télévisuelle et la vraie vie où on promeut la violence physique, qui plus est contre un mineur de 14 ans ».

« Je peux comprendre qu’il ait besoin de faire le buzz, mais pas sur le dos des mineurs, continue Michael Bastien. C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire. On ne confond pas la fiction télévisuelle et la vraie vie où on promeut la vio-lence physique, qui plus est contre un mineur de 14 ans ».

Des suite judiciaire possibles pour Pascal Soetens
Sur le plan juridique, un texte clé encadre ces débats et l’association estime que ces déclarations « sont susceptibles de recevoir plusieurs qualifications pénales ». Depuis la loi n°2019-721 du 10 juillet 2019, l’article 371-1 du Code civil précise que l’autorité parentale s’exerce « sans violences physiques ou psychologiques ». Les violences éducatives ordinaires comme la fessée ou la gifle sont interdites, et une claque donnée à un mineur peut être qualifiée de violence poursuivie pénalement. La LDVR vise la « provocation publique » de l’article 24 de la loi de 1881 ; au procureur d’apprécier d’éventuelles poursuites.

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