Emmanuel Macron se félicite de la baisse des prix des carburants grâce à des « solutions concrètes qui portent leurs fruits »

Après plusieurs mois de hausse des prix à la pompe, une première baisse se fait sentir dans les stations-service françaises. Lundi 2 novembre 2026, Emmanuel Macron a salué cette évolution sur les réseaux sociaux, estimant que les mesures prises par le gouvernement commençaient à produire leurs effets. Le président de la République insiste notamment sur un point : cette diminution a été obtenue sans réduire les taxes sur les carburants.
Emmanuel Macron salue des « solutions concrètes »
« Les prix à la pompe commencent à baisser. Nous y arrivons et ne relâchons pas nos efforts », a écrit Emmanuel Macron sur X, lundi 2 novembre.
Le chef de l’État a également salué des « solutions concrètes qui portent leurs fruits », en soulignant que cette baisse avait été obtenue sans « démagogie » et sans toucher aux taxes.
Il a toutefois appelé à ne pas considérer cette évolution comme définitivement acquise. « Une bonne nouvelle donc, qui nous encourage à poursuivre car les prix restent élevés », a-t-il déclaré, rappelant les incertitudes géopolitiques qui persistent au Moyen-Orient.

Cette réaction intervient alors que le coût du carburant pèse toujours sur le budget de nombreux automobilistes, notamment ceux qui utilisent quotidiennement leur véhicule pour se rendre au travail.
Jusqu’à 18 centimes de moins par litre de gazole
La diminution annoncée concerne principalement le diesel. Depuis le 1er novembre, le gouvernement a mis en place un dispositif reposant sur la libération de 10 millions de barils issus des stocks stratégiques.
Ces volumes sont vendus à prix réduit aux distributeurs afin de permettre une répercussion de la baisse sur les prix payés par les consommateurs.
Selon le ministre du Commerce, Serge Papin, plus de la moitié des stations-service avaient déjà diminué leurs tarifs de 12 à 18 centimes par litre lundi matin.
Les données publiques analysées par l’AFP montrent également une baisse sensible : le litre de gazole, qui atteignait en moyenne 2,38 euros au milieu de la semaine précédente, est descendu autour de 2,29 euros.
Pour un automobiliste qui remplit un réservoir de 50 litres, une diminution de 10 centimes par litre représente environ 5 euros d’économie sur un plein. Si la baisse atteint 18 centimes, l’économie peut approcher 9 euros.
Pourquoi le gouvernement a-t-il choisi de libérer les stocks stratégiques ?
Cette mesure exceptionnelle intervient dans un contexte de fortes tensions sur les marchés pétroliers, liées à la guerre au Moyen-Orient déclenchée fin février 2026.

Les perturbations des approvisionnements et les inquiétudes autour du détroit d’Ormuz ont contribué à la flambée des prix de l’énergie. Cette voie maritime est particulièrement stratégique pour le transport mondial du pétrole.
Face à cette situation, le gouvernement a choisi de mobiliser une partie des réserves stratégiques françaises afin d’augmenter les volumes disponibles et de réduire la pression sur les prix.
L’objectif affiché est de soutenir les automobilistes sans instaurer une baisse générale des taxes, qui aurait un coût pour les finances publiques.
Toutes les stations-service n’ont pas encore répercuté la baisse
Si le gouvernement se félicite des premiers résultats, la diminution n’est pas encore visible partout de la même manière.
Les grandes enseignes et les stations disposant de stocks renouvelés rapidement ont pu appliquer les nouveaux tarifs plus tôt. Les petites stations indépendantes, notamment en zone rurale, peuvent connaître un décalage en raison de la rotation plus lente de leurs cuves.
Pour les accompagner, l’État a prévu un dispositif de soutien à leur trésorerie, notamment par la prise en charge des intérêts de certains prêts pouvant atteindre 5 000 euros.

Le ministre Serge Papin assure que la baisse doit progressivement être répercutée dans l’ensemble du réseau. Le gouvernement affirme que les automobilistes devraient donc constater davantage de diminutions dans les jours suivants.
Une baisse bienvenue, mais encore fragile
Malgré cette évolution, Emmanuel Macron reste prudent. Les prix des carburants dépendent toujours de facteurs internationaux sur lesquels le gouvernement français n’a qu’une influence limitée.
La situation au Moyen-Orient, les négociations diplomatiques et la circulation du pétrole dans le détroit d’Ormuz pourraient encore peser sur les marchés.
Le président de la République a donc salué une amélioration tout en rappelant que les prix demeuraient élevés. Pour les automobilistes, la question sera désormais de savoir si cette baisse se maintiendra au cours des prochaines semaines.
Si les premiers effets sont déjà visibles dans de nombreuses stations, le gouvernement devra encore s’assurer que les économies annoncées arrivent effectivement jusqu’aux consommateurs.


