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Nathalie Baye et Laura Smet : cette complicité entre mère et fille qui a bravé chaque épreuve

Vendredi 17 avril au soir, Nathalie Baye est décédée à l’âge de 77 ans alors qu’elle souffrait de la maladie à corps de Lewy. Elle laisse notamment derrière elle sa fille, Laura Smet.

«Je n’aime pas envahir la vie de ma fille et de son mari. Je trouve insupportable la mère qui est tout le temps là et qui se mêle de tout. À partir du moment où notre enfant est entré dans l’âge adulte et qu’il a sa vie, il faut la respecter», confiait Nathalie Baye à propos de sa fille, Laura Smet, à Madame Figaro en 2021. Si elle n’envahit pas la vie de l’enfant qu’elle a eu en 1983 avec Johnny Hallyday, cela ne l’empêche pas d’entretenir avec elle une complicité sans faille. Ce vendredi 17 avril au soir, cette relation a été contrainte de franchir un nouvel obstacle. Comme l’a annoncé sa famille à l’AFP, Nathalie Baye est décédée à l’âge de 77 ans.

Elle était atteinte de la maladie à corps de Lewy, une pathologie neurodégénérative qui peut être confondue avec Alzheimer et Parkinson. Si Laura Smet a vu l’état de santé de sa mère se dégrader depuis quelques mois, elle garde certainement de magnifiques souvenirs avec elle en tête. Les deux femmes se sont souvent montrées ensemble sur des tapis rouges ou lors de divers événements. «Nous sommes très proches. J’ai un rapport chaleureux et assez complice avec elle. En revanche, je ne me suis jamais comportée en mère copine», expliquait l’actrice de Juste la fin du monde de Xavier Dolan à Télé 7 Jours en 2015.

«Découvrir un amour qu’on ignorait»
Nathalie Baye a pris son rôle de mère très au sérieux, considérant celui-ci comme une chance unique. «Avoir un enfant, c’est découvrir un amour qu’on ignorait jusque-là, il y a quelque chose de l’ordre de l’unique. Et si on veut bien faire les choses, tout n’est pas facile dans l’éducation, mais la difficulté est intéressante», confiait l’actrice de Vénus Beauté (Institut) à Madame Figaro en 2021. De son côté, Laura Smet a toujours apprécié l’attention que sa mère lui porte depuis son plus jeune âge.

«Elle me préparait toujours ma tenue du lendemain pour aller à l’école. Une tenue sage, évidemment, style Benetton», confiait la demi-sœur de David Hallyday dans un numéro de Gala publié en janvier dernier. Elle a toujours admiré sa mère la considérant comme une femme courageuse que rien ne pouvait briser. «Je me souviens l’avoir vue pleurer pour la première fois quand j’avais 10 ans. Ça m’a secouée, car j’étais persuadée que rien ne pouvait l’atteindre», expliquait Laura Smet dans les colonnes de Elle en 2018. «Ma mère ne m’a jamais parlé de ses périodes difficiles, de ses failles. J’entrevois aujourd’hui qu’elle n’a jamais voulu me montrer les difficultés du métier.»

«Je n’ai jamais douté d’elle»
La défunte comédienne est restée auprès de sa fille même dans les périodes les plus difficiles. Que ce soit à l’adolescence lorsque certaines tensions pouvaient voir le jour, mais aussi lors de la profonde dépression dont Laura Smet a souffert en 2007. «Il y a eu des épreuves, mais Laura les a surmontées», déclarait Nathalie Baye au Journal du Dimanche en 2022 ajoutant que «la sortie de l’adolescence a été difficile». En effet, à sa majorité, la demi-sœur de David Hallyday est happée par le monde de la nuit, sortant tard et consommant des produits illicites.

Elle sombre petit à petit jusqu’à être admise à l’hôpital Sainte-Anne, en psychiatrie, à 24 ans. «Si l’on ne veut pas de ces moments-là, alors il ne faut pas avoir d’enfants», affirmait Nathalie Baye au JDD. «Laura est aujourd’hui heureuse et structurée. Les mauvais souvenirs de l’adolescence sont oubliés. Le plus beau cadeau que l’on puisse faire à un enfant est la confiance : je n’ai jamais douté d’elle.» Et si l’actrice était présente pour sa fille même dans les pires moments, il ne fait aucun doute que ce soutien était réciproque.

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