Actualités

« Honte à la France » : le concert de Céline Dion fait scandale, la chanteuse était en réalité un…

Concert de Céline Dion à Paris: tout ça pour ça ? Quand la magie ne suit pas tout à fait la voix…

Il y a des artistes dont on attend qu’ils chantent. Et d’autres dont on attend qu’ils nous transportent. Céline Dion appartient évidemment à la seconde catégorie. Alors, quand elle remonte sur scène après les épreuves que la vie lui a imposées, l’attente est immense. Peut-être même démesurée. Et c’est bien là tout le problème : samedi soir, à la Plenitude Arena, Céline Dion a livré une prestation vocale remarquable. Mais pour le grand frisson, il faudra peut-être repasser.

Commençons par lui rendre ce qui lui appartient : sa voix. On avait lu ici et là, notamment sur les réseaux sociaux, que la diva québécoise avait perdu de sa superbe, que ses cordes vocales n’étaient plus vraiment au rendez-vous. Mauvaise nouvelle pour les mauvaises langues : Céline Dion sait toujours chanter. Et sacrément bien. Les envolées sont là, la puissance aussi, la justesse ne souffre guère la discussion. Quelques rares passages semblent avoir bénéficié d’un petit coup de pouce technique, mais rien qui ne vienne ternir l’essentiel : vocalement, la patronne est toujours la patronne.

Et pourtant… Car une fois cette évidence posée, une autre question s’invite : était-ce vraiment le grand spectacle que l’on pouvait espérer ? Soyons justes. Personne ne demande à Céline Dion de se transformer en Lady Gaga, de multiplier les chorégraphies à la Dua Lipa ou de rivaliser avec les démesures scéniques de Madonna et The Weeknd. Ce n’est ni son univers ni sa promesse artistique. Mais entre une production hollywoodienne et une scène qui semble parfois se contenter du strict nécessaire, il existe tout de même une petite marge de manœuvre. Surtout quand les billets s’affichent à des tarifs qui, eux, n’ont rien de minimaliste.

Commençons par lui rendre ce qui lui appartient : sa voix. On avait lu ici et là, notamment sur les réseaux sociaux, que la diva québécoise avait perdu de sa superbe, que ses cordes vocales n’étaient plus vraiment au rendez-vous. Mauvaise nouvelle pour les mauvaises langues : Céline Dion sait toujours chanter. Et sacrément bien. Les envolées sont là, la puissance aussi, la justesse ne souffre guère la discussion. Quelques rares passages semblent avoir bénéficié d’un petit coup de pouce technique, mais rien qui ne vienne ternir l’essentiel : vocalement, la patronne est toujours la patronne.

Et pourtant… Car une fois cette évidence posée, une autre question s’invite : était-ce vraiment le grand spectacle que l’on pouvait espérer ? Soyons justes. Personne ne demande à Céline Dion de se transformer en Lady Gaga, de multiplier les chorégraphies à la Dua Lipa ou de rivaliser avec les démesures scéniques de Madonna et The Weeknd. Ce n’est ni son univers ni sa promesse artistique. Mais entre une production hollywoodienne et une scène qui semble parfois se contenter du strict nécessaire, il existe tout de même une petite marge de manœuvre. Surtout quand les billets s’affichent à des tarifs qui, eux, n’ont rien de minimaliste.

Quelques danseurs, quelques effets, une mise en scène plutôt sage. Rien de franchement raté, mais rien non plus qui vous fasse écarquiller les yeux. À 14 euros la bière, on avait pourtant compris que l’on était entré dans une autre dimension. Celle des prix américains, manifestement. Pour le spectacle à l’américaine, en revanche, on repassera.

Reste l’émotion. Celle qui, avec Céline Dion, devrait normalement surgir sans prévenir, vous saisir à la gorge et vous laisser quelques secondes pour retrouver vos esprits. Elle a bien pointé le bout de son nez sur « All by Myself ». Mais elle s’est faite étonnamment discrète ailleurs. Jusqu’à ce « Pour que tu m’aimes encore », monument de son répertoire, qui semblait devoir offrir au concert son apothéose. Au lieu de cela, une conclusion presque expédiée. La chanson était là, les notes aussi. Le supplément d’âme, beaucoup moins.

Entre les morceaux, les prises de parole n’ont pas vraiment arrangé les choses. Des « je vous aime », des « merci » et quelques formules convenues, prononcées avec une sincérité qu’on ne remettra pas en cause, mais sans grande spontanéité apparente. Et puis cette interminable histoire de mouchoir, censée provoquer l’hilarité générale, qui aura surtout laissé une partie de l’assistance perplexe. Il y a des plaisanteries qui tombent à plat. Celle-là a pris son temps pour atterrir.

La construction du concert n’a pas davantage aidé à entretenir la flamme. Beaucoup de ballades, de longues séquences au tempo ralenti et une énergie qui peinait parfois à décoller. Au début, le public était debout. À la fin, une bonne partie avait retrouvé le confort de son siège. Même lorsque Céline et ses danseurs ont tenté d’entraîner la salle en frappant dans les mains, l’enthousiasme collectif est resté plutôt mesuré. Pour une soirée censée être un événement, l’ambiance avait parfois des allures de dimanche après-midi.

Il serait évidemment injuste d’ignorer ce que représente ce retour sur scène. Pour les admirateurs de toujours, revoir Céline Dion après son combat contre la maladie, après la disparition de René Angélil, après tant d’années d’épreuves, constitue déjà une victoire. Une victoire humaine, bouleversante même. Pour ces spectateurs-là, sa seule présence suffit probablement à faire naître les larmes. Et comment ne pas les comprendre ? Samedi soir, Céline Dion a démontré qu’elle n’avait rien perdu de ce qui fait d’elle une immense chanteuse. C’est déjà beaucoup. Mais entre entendre une légende et vivre un moment de légende, il reste parfois quelques notes à trouver. Et à ce prix-là, on espérait peut-être un peu plus que les notes.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *