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Doku a finalement bien quitté la Coupe du monde 2026 pour assister à la naissance de son fils

L’ailier belge Jérémy Doku a quitté le camp de base de la sélection à la Coupe du monde 2026 pour se rendre à Londres, où sa compagne a donné naissance à leur premier enfant, un garçon prénommé Praise.

Doku et la naissance de son fils – La décision, annoncée par la Fédération belge de football (RBFA), met un terme à plusieurs jours de spéculations sur l’arbitrage délicat entre impératif sportif et vie familiale. Le joueur de 24 ans, sous contrat avec Manchester City, rejoindra de nouveau le groupe belge dans les prochaines heures, selon la RBFA.

L’épisode intervient en pleine phase de groupes du Mondial coorganisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique, alors que la Belgique s’efforce de sécuriser sa qualification pour les huitièmes de finale. Doku avait déjà prévenu qu’il n’hésiterait pas à quitter la compétition si la naissance survenait pendant le tournoi, estimant qu’« il n’y a pas de débat » sur l’importance de ce moment. Sa décision, désormais effective, suscite à la fois compréhension, soutien et interrogations dans le monde du football.

À Londres, l’accouchement s’est déroulé sans complication, la mère, le père et l’enfant se portant « à merveille », selon le même communiqué médical. Sur les réseaux sociaux, le compte officiel des Diables rouges a salué cette naissance : « Bravo à Jérémy Doku et sa famille pour la naissance de leur premier fils, Praise ». Le retour du joueur est programmé « mardi soir à Seattle », ce qui lui permettrait d’être disponible pour la prochaine rencontre de la Belgique, face à la Nouvelle-Zélande.

Au sein de la sélection, le staff technique a validé cette parenthèse familiale, en concertation avec le joueur. Le sélectionneur a assumé un choix présenté comme humainement évident, tout en rappelant la nécessité de maintenir la concentration du groupe dans un tournoi dense et exigeant. L’encadrement belge insiste sur le caractère temporaire de ce départ et sur la préparation physique suivie par Doku dans les jours précédant son voyage.

Le choix personnel d’un joueur au cœur du Mondial
La situation de Jérémy Doku était suivie depuis plusieurs jours, les médias belges et français évoquant une naissance prévue entre les huitièmes de finale et les demi-finales. Avant même le début du tournoi, l’ailier de Manchester City avait clairement affiché sa priorité : « C’est mon premier enfant. Je veux être présent à sa naissance. Personne ne veut manquer un événement pareil. » Des propos qui avaient déjà ouvert un débat sur l’articulation entre engagements internationaux et vie personnelle des joueurs.

En Belgique, plusieurs voix se sont montrées favorables à ce départ provisoire, mettant en avant l’évolution des mentalités autour de la paternité dans le sport de haut niveau. Des éditorialistes ont rappelé que de nombreux clubs européens prévoient désormais des dispositifs de congé paternité, même en pleine saison. L’option retenue par la RBFA – un aller‑retour encadré et limité dans le temps – est présentée comme un compromis entre exigences sportives et respect de la vie familiale, selon SoFoot.

Une décision qui dépasse le terrain
Au‑delà du cas individuel, le départ de Doku illustre une tendance plus large où les joueurs revendiquent davantage la maîtrise de leur agenda personnel, y compris en plein tournoi majeur. Les réactions enregistrées ces derniers jours montrent une opinion publique majoritairement sensible à ce type de choix, surtout lorsqu’il s’agit d’une première naissance. Des débats similaires avaient émergé lors d’autres compétitions internationales, à mesure que les sujets de parentalité gagnent en visibilité dans le sport professionnel.

Dans les tribunes comme sur les réseaux sociaux, les messages de félicitations adressés au joueur se multiplient, reléguant au second plan les interrogations initiales sur l’opportunité de son déplacement, selon Goal. De nombreux supporters belges soulignent que cette parenthèse familiale ne remet pas en cause l’engagement du joueur envers sa sélection, mais en renforce au contraire la dimension humaine. L’image d’un Doku partageant désormais son Mondial avec son fils Praise s’ajoute ainsi au récit d’un tournoi où les trajectoires personnelles viennent parfois bousculer le calendrier sportif.

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