Voici pourquoi nos grands-parents nous interdisaient de mettre le pain à l’envers sur la table

Poser son pain à l’envers sur la table porterait malheur. Mais d’où vient cette superstition ? « Ouest-France » vous raconte l’histoire du « pain sur le dos » qui remonte au Moyen-Âge et aux bourreaux…
Poser le pain à l’envers sur la table porterait malheur. Et cette superstition remonte au Moyen-Âge. À l’époque, les bourreaux, redoutés et détestés, exécutaient les condamnés sur la place publique, souvent pendant l’heure du marché, pour que le peuple puisse assister aux têtes tranchées ou aux corps pendus. Puisque le bourreau était donc bien occupé pendant l’heure du marché, les boulangers avaient pris l’habitude de garder du pain pour leur déjeuner. Pour démarquer ces pains de ceux qu’ils revendaient aux autres clients, ils les retournaient, les mettaient à l’envers, sur le dos.

Le pain des bourreaux
Le pain à l’envers identifiait donc le bourreau. Par association d’idées, le pain à l’envers a donc signifié la mort, voire le diable. Les clients, qui avaient identifié ces pains comme ceux des bourreaux, non seulement ne touchaient jamais ces pains à l’envers dans les boulangeries mais prenaient ensuite grand soin de ne jamais poser le pain qu’ils avaient acheté, à l’envers sur leur table, de peur de s’attirer le mauvais œil.
Le pain à l’envers est donc devenu synonyme de malheur et cette idée a traversé le temps jusqu’à nos foyers, où nos grands-mères disent encore : « On ne pose pas le pain sur le dos ! »
Pour aller plus loin, lorsqu’un chrétien touchait par malchance le fameux pain à l’envers, il conjurait le mauvais sort en marquant une croix sur le pain à l’aide d’un couteau avant de le manger.

