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Résultats municipales : Emmanuel Grégoire fête sa victoire à vélo, Bayrou éliminé à Pau..

À Paris, le PS devance largement Rachida Dati au second tour des élections municipales, dimanche 22 mars 2026. À Lyon et Marseille, les candidats de gauche l’emportent aussi. Édouard Philippe est réélu au Havre, François Bayrou battu à Pau. Le RN gagne de nombreuses villes mais échoue dans les plus grandes.

RÉCAP. Les principaux résultats du second tour
_À Paris, le candidat PS Emmanuel Grégoire a été donné largement gagnant devant l’ancienne ministre LR Rachida Dati. La gauche s’est également imposée à Marseille, où Benoît Payan a été réélu face au RN, et à Lyon avec la réélection du maire écologiste Grégory Doucet. Son adversaire Jean-Michel Aulas a annoncé a avoir déposé un recours pour contester la réélection du maire écologiste Grégory Doucet à Lyon « compte tenu des nombreuses irrégularités commises pendant le scrutin ». Les écologistes perdent en revanche Bordeaux au profit du parti présidentiel.

_Le Rassemblement national a réalisé « la plus grande percée de toute son histoire », a affirmé Jordan Bardella, annonçant notamment des victoires symboliques à Menton et Castres. Marine Le Pen s’est félicité que son parti remporte « des communes par dizaines ».

_L’ancien premier ministre François Bayrou a été battu au second tour des municipales à Pau, dont il était le maire depuis 2014, par le socialiste Jérôme Marbot. À Nice, Éric Ciotti remporte la mairie face à Christian Estrosi, issu de la même famille politique de droite sarkozyste. Édouard Philippe a de son côté été réélu au Havre, tandis que la socialiste Catherine Trautmann reprend la mairie strasbourgeoise.

Le second tour des élections municipales du dimanche 22 mars révèle une clarification majeure du paysage politique français. Les Républicains confirment leur ancrage local en remportant Besançon, Clermont-Ferrand, Tulle et Brest. Le Parti socialiste s’impose comme incontournable avec ses victoires à Strasbourg, Lille, Paris, Toulouse et Marseille, mais échoue là où il s’est allié à La France insoumise. Le Rassemblement national, malgré son implantation via les conseillers municipaux, ne conquiert pas les grandes métropoles espérées comme Toulon ou Marseille. Cette résistance de l’arc républicain démontre que l’extrémisme et les outrances de campagne ne séduisent pas les électeurs français.

Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, a assuré que « la victoire est acquise » avec « près de 51 % », creusant l’écart avec Nathalie Oziol (La France Insoumise) et le milliardaire Mohed Altrad.

Élu en tant qu’« outsider » en 2020, le maire socialiste de Montpellier se présentait en position de force pour ce second tour après avoir terminé à la première place dimanche dernier avec 33,41 % des suffrages exprimés, loin devant la députée LFI Nathalie Oziol (15,36 %) et l’industriel divers centre Mohed Altrad (11,31 %).

Aucun des trois candidats toujours en lice, sur les 13 qui étaient sur la ligne de départ au premier tour, n’a souhaité faire d’alliance pour le second tour.

Nouvelle conquête de La France insoumise en Seine-Saint-Denis : Aly Diouara, déjà député dans le département francilien, a annoncé sa victoire aux municipales à La Courneuve, une semaine après le succès de LFI sur le Parti socialiste à Saint-Denis.

« Maire. », a simplement écrit sur ses réseaux sociaux le candidat LFI, à qui la candidate soutenue par le PCF s’était ralliée dans l’entre-deux-tours, après trois décennies de gestion communiste de cette ville de 47 000 habitants.

La France insoumise revendique la victoire de son candidat Abdelkader Lahmar à Vaulx-en-Velin dans le Rhône face notamment à la maire sortante, la socialiste Hélène Geoffroy, a annoncé le coordinateur du mouvement Manuel Bompard, face à des journalistes.

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a également remporté dimanche la mairie de Vénissieux, dernier bastion communiste de la banlieue de Lyon, avec 25 voix d’avance, selon les résultats transmis par la préfecture.

François Hollande a dénoncé « l’impasse » dans laquelle la « direction du PS » a selon lui mené le parti, en défendant « l’union pour l’union » au second tour des municipales, sans pour autant définir « une ligne ».

Le premier secrétaire du PS « n’a pas su fixer de règles claires pour les accords, ni exercer l’autorité nécessaire pour dire ce qui était acceptable et ce qui ne l’était pas », a regretté l’ex-président socialiste, visant sans les nommer explicitement les alliances avec LFI.

« C’est aussi l’impasse de sa ligne : celle de l’union pour l’union », a-t-il ajouté, appelant à « ouvrir maintenant » un débat au sein du PS car « le temps de la clarification est venu ».

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