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« Où va l’argent ? » : l’épouse de Bernard Arnault s’interroge sur la gestion des impôts en France

Invitée sur les ondes de RTL, l’épouse du président de LVMH a exprimé ses doutes concernant la transparence des dépenses de l’État. Cette sortie médiatique inhabituelle relance le débat sur le consentement à l’impôt et l’efficacité de l’action politique en France.

Hélène Mercier-Arnault, l’épouse de Bernard Arnault, a rompu sa discrétion habituelle ce lundi 23 février. La pianiste concertiste a participé à l’émission Face à Fogiel pour promouvoir son prochain album, intitulé « Lost to the World ». Sa sortie est prévue pour le 6 mars. Durant cet échange, l’artiste a livré un regard critique sur la politique fiscale française. Elle a notamment regretté un manque de clarté dans la gestion des prélèvements obligatoires.
« Ça enlève de la liberté et du respect à l’être humain que d’être trop assisté »
Sur RTL, l’épouse du milliardaire Bernard Arnault a ainsi partagé son scepticisme quant au contrôle réel des fonds : « La question, c’est surtout : où va l’argent, quoi ? » Elle a poursuivi : « Il n’y a jamais vraiment moyen de vérifier où va l’argent, comment les dépenses sont faites. »

La musicienne a ensuite comparé la rigueur du secteur privé à la gestion publique. « Pour des personnes qui sont habituées, dont c’est le métier de gérer l’argent, ils ont l’idée que les politiciens n’ont pas ce même talent », a-t-elle signifié.
Hélène Mercier-Arnault a également pointé du doigt un système qu’elle juge parfois excessif, tout en dénonçant l’assistanat. « Il y a eu, paraît-il, […] beaucoup d’exagération au niveau des taxes en France. Je pense que ça enlève de la liberté et du respect à l’être humain que d’être trop assisté aussi. Moi, je ne suis pas pour ça », a-t-elle déclaré, soulignant au passage avoir été habituée à entendre son père se plaindre de payer trop d’impôts.
La réalité des chiffres de Bercy
Pourtant, les chiffres officiels montrent une répartition précise des impôts. Nos confrères rappellent que le ministère de l’Économie a déjà détaillé la destination de ces fonds. Sur 1000 euros d’impôts versés, 561 euros sont consacrés à la protection sociale, principalement pour les retraites et la santé, mais également pour les allocations chômage. L’éducation nationale reçoit 88 euros, tandis que la défense et la sécurité se partagent respectivement 31 et 25 euros.
De plus, ces déclarations interviennent alors que le ministère de l’Économie a révélé que près de 13.000 foyers millionnaires n’ont payé aucun impôt sur le revenu, comme le rapportait Le Monde le 18 février dernier. Cette situation peut s’expliquer pour certains par des revenus faibles malgré un patrimoine immobilier élevé, supérieur à 1,3 million d’euros. D’autres foyers bénéficient de dispositifs fiscaux légaux permettant de réduire ou d’exonérer leur impôt.

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