« On réentend les cris » : un mois après l’incendie de Crans-Montana, le témoignage poignant de Rose, une jeune victime de 18 ans

Un mois après l’incendie du Constellation, certains blessés sont encore hospitalisés et subissent aussi les séquelles psychologiques du drame. Rose, une Suissesse de 18 ans, a témoigné sur TF1.
Dimanche 1er février 2026, cela faisait un mois que le drame de Crans-Montana avait eu lieu. La veille, un jeune Suisse de 18 ans a succombé à ses blessures, portant le bilan à 41 morts et rappelant que pour les 115 blessés, le combat continue. Nombre d’entre eux ont été gravement brûlés, ce qui impose une longue hospitalisation.
Rose, une Suissesse de 18 ans elle aussi, doit quitter l’hôpital de Liège ce lundi 2 février 2026 après plusieurs greffes de peau pour soigner ses brûlures aux mains et au visage. « Ils m’ont pris de la peau de la cuisse droite et ils en ont mis sur mes mains », a-t-elle témoigné au micro du 20H de TF1. Elle devra continuer de changer régulièrement ses bandages une fois rentrée chez elle. Mais pour elle comme pour d’autres survivants, les blessures sont loin d’être exclusivement physiques.
Des familles encore dans l’incompréhension
Rose explique ainsi être réveillée chaque nuit par des cauchemars : « Les scènes reviennent. On réentend les cris des gens, on revoit les brûlés. Des gens étaient évanouis, des gens à qui on faisait des massages cardiaques. Ce sont des scènes qui restent », raconte ainsi celle qui, ne pense plus pouvoir « vivre normalement ».

La douleur est aussi toujours immense pour ceux qui restent. Le Constellation de Crans-Montana était essentiellement fréquenté ce soir-là par des jeunes, notamment des mineurs dont les parents sont aujourd’hui dévastés. Père d’un adolescent de 17 ans mort dans l’incendie, Christophe explique à TF1 revenir régulièrement dans la station de ski. « C’est très important parce que je me sens proche de lui. C’est là qu’il est parti et il aimait cette station ». Un mois après, il n’a toujours pas vraiment assimilé l’horrible réalité : « J’ai encore son bol de céréales qui est resté où il était, dans sa chambre. Pour l’instant, je n’ai rien envie de toucher », témoigne-t-il.
Les familles des victimes et leurs avocats font également régulièrement part de leur colère et de leur incompréhension depuis le drame. Les premiers éléments de l’enquête pointent une mauvaise gestion des risques d’incendie. Les gérants ont été entendus, mais plusieurs zones d’ombre demeurent, notamment concernant l’absence de contrôles administratifs obligatoires ou la disparition d’images de vidéosurveillance.


