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« On doit montrer qu’on sait mordre » : Furax, Gabriel Attal veut que la France « retrouve son autorité » sur la scène internationale

La diplomatie française doit-elle abandonner sa retenue légendaire pour s’imposer dans un monde multipolaire explosif ? Gabriel Attal plaide désormais pour une posture musclée qui fait déjà grincer des dents.

Les relations internationales traversent une phase de turbulences inédites depuis un bon moment déjà. Entre les ambitions américaines sur le Groenland et les soulèvements populaires en Iran, le monde semble basculer. De ce fait, les chancelleries européennes observent avec inquiétude cette reconfiguration géopolitique accélérée qui redessine les rapports de force.

Dans ce contexte explosif, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal sort du bois avec un discours martial. Lors d’une interview fleuve sur LCI, le député Renaissance a défendu une ligne offensive pour la France. Par conséquent, sa rhétorique belliciste interroge sur l’évolution de la diplomatie française dans les mois à venir.

L’Iran au cœur d’un débat stratégique brûlant
Les manifestations iraniennes contre le régime des mollahs embrasent actuellement tout le pays depuis plusieurs semaines. Or, Gabriel Attal dénonce fermement l’attentisme de certains responsables politiques face à cette situation cataclysmique. « J’ai entendu certaines déclarations récemment de certains responsables qui donnent le sentiment qu’il faudrait exclure par principe toute intervention en Iran », fustige l’élu de 36 ans avec une véhémence inhabituelle.

Néanmoins, cette position maximaliste suscite déjà des réactions contrastées dans le paysage politique français métropolitain. « Si une intervention devait avoir lieu, je me garderais bien de la condamner par principe », martèle sans ambages Gabriel Attal. Ainsi, le jeune député veut éviter que les mollahs « puissent y aller franco » sans craindre de conséquences. Une posture interventionniste qui pose cependant la question du Groenland et des ambitions trumpistes dans l’Arctique.

Le Groenland devient un enjeu de puissance militaire
Donald Trump ne cache plus ses visées expansionnistes sur cette île stratégique danoise de l’Atlantique Nord. En réponse, plusieurs pays européens déploient du personnel militaire pour une mission de reconnaissance dans la région. « Si les Danois en font la demande, il peut y avoir un signal stratégique », juge Gabriel Attal de manière assez prudente. D’ailleurs, des militaires français, suédois, norvégiens et allemands participeront à cette opération de dissuasion coordonnée.

Cette escalade rappelle étrangement l’épisode où Emmanuel Macron s’était fait traiter de « méchant » par un jeune Français. À l’époque, Gabriel Attal avait soutenu cette fermeté présidentielle sans réserve ni état d’âme particulier. « Je pense qu’on arrive à la désescalade dès lors que l’on montre que l’on sait mordre », conclut-il. Par ailleurs, Emmanuel Macron a convoqué un Conseil de défense urgent ce jeudi à l’Élysée pour coordonner la réponse.

Gabriel Attal prône le réarmement pour retrouver son autorité
Replacer la France au centre du jeu géopolitique mondial constitue désormais l’obsession première du secrétaire général Renaissance. Invité sur LCI, l’ancien pensionnaire de Matignon « croit qu’il faut retrouver une autorité dans les relations internationales ». Il assure d’ailleurs qu’« on ne parviendra pas à l’apaisement du monde simplement en brandissant la charte des Nations unies ». Une vision réaliste qui tranche avec la diplomatie multilatérale traditionnellement défendue par la France depuis des décennies.

Selon lui, « l’important, c’est d’être crédible dans notre rapport de force » face aux grandes puissances mondiales. Cela passe par « prendre conscience de notre propre puissance, notre réarmement et par notre puissance économique ». Gabriel Attal, dont la fortune personnelle dépasse le million d’euros, incarne en réalité cette génération politique aisée qui prône la force. Par conséquent, cette rhétorique musclée interroge sur l’avenir de la diplomatie française dans un monde multipolaire.

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