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Nice : nouveau président, Éric Ciotti mise sur l’exemplarité en réduisant de 30 % les indemnités des élus

Fraîchement élu à la présidence de la Métropole Nice Côte d’Azur, Éric Ciotti a marqué les esprits par une décision marquante. Pour répondre à une situation financière qu’il juge alarmante, l’élu a acté une baisse immédiate de 30 % des indemnités perçues par les conseillers métropolitains.

Ce 9 avril, le nouveau président de la métropole de Nice, Éric Ciotti, a remporté une victoire confortable en recueillant 108 voix sur 132, rapporte Le Figaro. Au rang des priorités, le patron de l’UDR a placé ce début de mandat sous le signe de l’exemplarité budgétaire.
« Cette élection m’honore et m’oblige »
Lors de son discours d’installation ce jeudi, Éric Ciotti a d’abord remercié l’assemblée pour cette « très large confiance », relaie le JDD. Il a souligné : « Je la reçois avec une émotion sincère et avec, aussi, un sentiment de gravité. Cette élection m’honore et m’oblige. »

L’ancien député a ensuite dressé un constat financier particulièrement sombre. Il a notamment dénoncé l’héritage laissé par Christian Estrosi, son prédécesseur. D’après ses calculs, la dette consolidée a atteint 1,7 milliard d’euros en 2024, indique Nice-Matin. Elle pourrait même grimper jusqu’à 2,5 milliards d’euros en 2026 si l’on intègre les régies publiques. Pour faire la lumière sur ces chiffres, le président a promis un « audit indépendant pour avoir la vérité sur les comptes et engager leur redressement ».
Face à ce tableau, le nouveau chef de l’exécutif a voulu agir vite. Il a ainsi annoncé que les indemnités des élus allaient diminuer d’un tiers. Cette mesure va générer une économie annuelle de 700 000 euros, soit un total de 5 millions d’euros sur la durée de la mandature. « Nous demanderons des efforts à tous, mais nous devrons d’abord en consentir nous-mêmes », a-t-il indiqué pour justifier cette rigueur immédiate.
« L’argent public est rare »
Il a poursuivi devant ses collègues : « L’argent public est rare. Il impose des devoirs exigeants dans son maniement. La prudence, l’intégrité, naturellement, la transparence, toujours. Mais il exige aussi respect et humilité pour le citoyen contribuable. »

En dépit de ces contraintes, le président de la métropole a néanmoins exclu toute hausse fiscale. Il a même évoqué une baisse de la taxe foncière. « Moins de taxes, moins d’impôts, moins de règles et plus de liberté. C’est ce vent de liberté que je veux voir souffler sur notre Métropole », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette rigueur interne ne constitue pas une simple posture politique. « Cette décision ne relève pas du gadget de communication ou du symbole. Elle inaugure une nouvelle ère budgétaire », a-t-il conclu, assurant : « Elle ouvre un nouveau chemin de responsabilité, de respect et de confiance. »

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