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Municipales à Toulon : Laure Lavalette exige l’exclusion d’un colistier PS-PCF après des propos injurieux sur sa fille handicapée

La diffusion d’un enregistrement a embrasé la campagne toulonnaise ce mardi 3 mars. On y entend Philippe Leroy, colistier de la liste PS-PCF, tenir des propos polémiques sur la fille handicapée de la députée RN Laure Lavalette. Si l’élu plaide le « piège », la candidate à la mairie réclame des sanctions immédiates.

La tension est montée d’un cran lors des municipales à Toulon, après la publication d’un document audio enregistré par le média Frontières. Dans cet enregistrement de plus d’une minute, Philippe Leroy, conseiller municipal sortant et 24ᵉ sur la liste de Magali Brunel, a tenu des déclarations controversées visant Laure Lavalette. Il a notamment évoqué la fille de la députée, atteinte de trisomie 21 comme le relate Nice-Matin.


« Elle le sort seulement pour faire la photo »
« Elle a un enfant handicapé, elle le sort seulement pour faire la photo de temps en temps et le reste du temps elle le laisse dans un institut. Elle est effroyable », déclare dans cet enregistrement sonore le colistier sur la liste d’union PS-PCF.
Face à cette attaque personnelle, Laure Lavalette a immédiatement réagi sur ses réseaux sociaux. « Je sais à qui je fais face et contre quel genre d’hommes je me bats. Et même seule, face à tous ces horribles personnages au second tour, je ne baisserai jamais la tête », a-t-elle écrit sur X ce mardi.

Dans un autre tweet, la parlementaire a interpellé les chefs de file nationaux de la gauche, Marine Tondelier et Olivier Faure. Elle leur a demandé de retirer leur soutien à ces « ignobles personnages ». « Il ne s’excuse pas : ‘Ce sont des choses que tout le monde dit.’ », s’est-elle par ailleurs offusquée. Auprès de BFMTV, elle a réclamé « des excuses, des explications et l’exclusion » de Philippe Leroy de la liste « Toulon en Commun ».
Le colistier se rétracte et dénonce un « piège »
Interrogé par Nice-Matin, l’élu de 66 ans a d’abord exprimé des regrets. « Ce que j’ai dit sur Laure Lavalette et sa fille, ce sont des choses que tout le monde dit. Mais je n’aurais pas dû et je le regrette », a-t-il déclaré.
Cependant, auprès d’ICI Provence le même jour, Philippe Leroy a radicalement changé de ton en criant à la manipulation. Il a expliqué avoir été abordé par deux individus se faisant passer pour des militants LR, alors qu’il décrochait une affiche de sa concurrente.
Le candidat a soutenu que l’enregistrement résultait d’un procédé déloyal. « Ils ont fait un montage avec tout ce qui a été dit, c’est complètement ignoble et après je me fais harceler sur les réseaux sociaux », a-t-il indiqué, ajoutant : « Si j’avais dit exactement cela, je m’excuserais auprès de Laure Lavalette, parce que pour moi, c’est du faux. M’excuser pour quelque chose qui est faux, c’est un peu compliqué. » Il a également expliqué que ses louanges envers la maire sortante, Josée Massi – qu’il a qualifiée d’« honnête » et de droite – s’inscrivaient dans l’hypothèse d’un second tour sans la gauche.
De son côté, le collectif « Toulon en Commun » a fait bloc derrière son colistier. Dans un communiqué cité par Nice-Matin, la liste de Magali Brunel a dénoncé des « pratiques de barbouzes », mentionnant que cela « est la preuve que l’extrême droite est prête à tout pour déstabiliser la démocratie ». Le mouvement a annoncé le dépôt d’une plainte contre le média Frontières pour « montage malhonnête » et détournement de propos.

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