Mort de Quentin Deranque à Lyon : Le parquet demande la mise en examen et la prison pour sept suspects

Le procureur de la République de Lyon a annoncé ce jeudi les avancées concernant l’enquête autour de la mort de Quentin Deranque. Il requiert la mise en examen de sept suspects pour « homicide volontaire »
enquête autour de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, agressé mortellement il y a une semaine à Lyon, progresse. Le procureur de la République Thierry Dran a requis la mise en examen de sept suspects pour « homicide volontaire » et a demandé le placement en détention provisoire, a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse jeudi.

Lors de ce point sur les avancées des investigations, il a commencé par rappeler que « l’identification des personnes présentes sur les lieux avait été difficile » et qu’« à ce jour, il restait plusieurs personnes à identifier ».
Quatre personnes remises en liberté
Grâce à « l’exploitation des témoignages », « les éléments matériels et techniques », ainsi que les vidéos ont permis, « dans un contexte sensible », d’identifier sept personnes, qu’il a fallu ensuite localiser. Une opération de grande ampleur de police a été lancée entre mardi soir, 18 heures, et mercredi matin, 9 heures. Les forces de l’ordre ont ainsi procédé à des interpellations dans plusieurs départements (l’Aisne, la Drôme, de Haute-Loire, de l’Isère, le Rhône), a rappelé Thierry Dran.
Au total, onze personnes ont été arrêtées, sept individus pour « homicide volontaire », « violences aggravées » et « association de malfaiteurs » et quatre autres (dont trois femmes) pour « recel de malfaiteurs ». « Ces derniers ont été remis en liberté mais seront convoqués ultérieurement par la justice », a encore indiqué Thierry Dran.

Des suspects ont « reconnu avoir porté des coups à Quentin Deranque »
Lors des interrogatoires des sept suspects, deux ont refusé de s’expliquer sur les faits. « Les autres ont reconnu leur présence sur les lieux, certains ont admis avoir porté des coups à Quentin Deranque et à d’autres victimes. En revanche, ils ont tous contesté une intention de tuer », a poursuivi le procureur de Lyon. Le parquet a tout de même ouvert une information judiciaire criminelle pour homicide volontaire, avec trois circonstances aggravantes retenues, notamment le fait que certains suspects étaient armés.
Concernant leur profil, ils sont âgés de 20 à 26 ans, pour l’essentiel, ils sont étudiants, employés dans le privé, un est sans emploi et un autre est assistant parlementaire. « Il n’est plus question d’un deuxième assistant parlementaire », a précisé Thierry Dran. « Certains font partie d’associations et trois déclarent de faire partie ou d’être proche de la mouvance ultragauche », a détaillé la même source.
La plupart des suspects avec un casier vierge
Si la plupart des suspects ont un casier judiciaire vierge, deux d’entre eux sont connus des services de police pour usage de stupéfiants, vol et port d’arme. « Un des mis en cause fait actuellement objet d’un contrôle judiciaire à l’issue de violences aggravées en raison de la race, de l’ethnie ou de la religion », a ajouté Thierry Dran. Il a requis le placement en détention provisoire de ces sept personnes en raison aux graves troubles de l’ordre public, des risques de concertation frauduleuse, du risque de déperdition des preuves et afin de les maintenir à disposition de la justice.
« Nous n’avons pas encore identifié l’ensemble des personnes présentes sur les lieux, ni l’ensemble des personnes ayant porté des coups à Quentin Deranque », a souligné le procureur, rappelant que les juges d’instruction s’intéresseront à l’ensemble des faits. Pour l’heure, les sept personnes mises en cause le sont exclusivement sur les faits ayant entraîné la mort de Quentin Deranque.


