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« Mon iPhone ne cotise pas » : Michel-Édouard Leclerc propose de taxer les robots pour augmenter le salaire net des Français

Pour relancer la consommation et préserver le modèle social français, Michel-Édouard Leclerc a réaffirmé sa proposition : faire participer davantage l’intelligence artificielle et l’automatisation au financement du système social, en remplaçant une part des cotisations aujourd’hui supportées par les entreprises et les salariés. L’objectif serait de réduire l’écart entre le salaire brut et le salaire net, sans alourdir les charges des employeurs.

Le 12 février, Michel-Édouard Leclerc est intervenu sur le plateau de BFMTV pour développer sa vision du pouvoir d’achat. Bien qu’il ait assuré qu’il « n’aspire pas » à une candidature en 2027, il a dit vouloir « rassurer les Français ». Il a notamment proposé de taxer les robots pour compenser une partie des prélèvements sur le travail.
Alléger le coût du travail humain
Le président des centres E. Leclerc a jugé que le budget des ménages avait subi une ponction trop lourde. Il a donc plaidé pour augmenter les rémunérations nettes en diminuant les prélèvements sociaux. « Si j’étais décideur, j’essaierais de trouver de la croissance en augmentant le pouvoir d’achat », a-t-il lancé. Pour compenser les pertes de recettes destinées aux retraites et à la Sécurité sociale, il a proposé de faire contribuer « les concurrents du travail » — la robotique, le numérique et l’IA — lançant : « Mon iPhone ne cotise pas. »

Il a aussi évoqué une hausse de la TVA sur certains produits importés, estimant qu’une telle mesure élargirait « énormément la source de financement du système social ». Pour lui, cette réforme était devenue urgente face au vieillissement de la population.
Un modèle notamment inspiré par Bill Gates
L’idée n’était pas nouvelle : il l’avait déjà défendue le 20 mai 2025 sur la même chaîne, insistant sur le fait que la robotique et le numérique profitent à l’économie sans participer pleinement à la solidarité nationale.
Par cette proposition, il se plaçait dans la lignée de figures comme Bill Gates ou Benoît Hamon. Comme le rappelait Les Échos en février 2017, le fondateur de Microsoft avait évoqué l’idée d’imposer les machines à un niveau comparable à celui des travailleurs humains

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