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Le lion s’est échappé du zoo et s’est retrouvé en plein centre-ville

Le lion s’est échappé du zoo et s’est retrouvé en plein centre-ville : les gens, pris de panique, se sont enfuis dans toutes les directions, et seule une vieille dame n’a pas eu le temps de se cacher
Et ce que le lion a fait ensuite avec la vieille dame a plongé tout le monde dans une véritable horreur
Tout a commencé par un matin ordinaire. Les employés effectuaient leur ronde habituelle, les visiteurs se promenaient tranquillement le long des allées, les enfants tiraient leurs parents vers les enclos. Rien ne laissait présager un drame, jusqu’à ce que soudain le silence soit déchiré par un cri perçant. Au début, personne ne comprit ce qui se passait, mais quelques secondes plus tard, un lion adulte fonçait à toute vitesse sur l’allée centrale du zoo.


On a appris plus tard qu’une panne s’était produite dans le système électronique et que le verrou de l’enclos n’avait tout simplement pas fonctionné. Le prédateur était en liberté.
Les gens se jetaient sur les côtés, attrapaient leurs enfants, se cachaient dans les boutiques et les locaux de service.
Le lion, lui, se comportait de manière étrange. Il n’attaquait personne et ne se jetait pas sur les gens. Il avançait avec assurance, comme s’il savait exactement où il allait, sans prêter attention ni aux cris, ni aux sirènes, ni aux tentatives de l’arrêter.
Il franchit les grilles du zoo et se retrouva dans une rue de la ville, où une véritable panique éclata et où la circulation se figea.


Je courais derrière lui, à bout de souffle, sans sentir mes jambes, essayant de crier pour prévenir tous ceux qui se trouvaient sur son chemin.
Le lion traversa plusieurs carrefours et tourna dans un petit square, étonnamment calme. Sur l’un des bancs était assise une femme âgée avec une canne, comme si elle ne remarquait rien de ce qui se passait autour d’elle.
Le prédateur s’arrêta, puis lentement, presque sans bruit, commença à s’approcher d’elle par derrière. Je criais de toutes mes forces, mais la vieille dame n’entendait pas. Lorsqu’elle se retourna enfin et vit devant elle l’énorme museau du lion, j’étais déjà persuadé que l’irréparable allait se produire.
Elle n’eut le temps ni de fuir ni de crier. Et ce que le lion fit ensuite plongea dans la terreur tous ceux qui en furent témoins.

Le lion s’arrêta juste devant la femme. Il ne grognait plus et ne faisait aucun mouvement brusque. Son énorme corps s’abaissa lentement sur l’asphalte. Il étendit ses pattes vers l’avant et inclina la tête, frõlant presque ses genoux de son museau.

La vieille dame ne cria pas. Elle le regardait attentivement, longuement, comme si elle essayait de se souvenir de quelque chose de très important. Sa main tremblait, mais elle la tendit quand même et toucha prudemment l’épaisse crinière.

À ce moment-là, le lion expira doucement et ferma les yeux.

Te voilà donc devenu ainsi…, murmura-t-elle.
Vous avez envoyé
Je restai figé, n’en croyant pas mes yeux. Le lion ne se comportait pas comme un prédateur, mais comme un animal qui venait de reconnaître quelqu’un de cher. II fro légèrement sa tête contre sa paume, tout comme un chat, et émit un léger ronronnement.

Plus tard, la vieille dame raconta que, de nombreuses années auparavant, elle avait travaillé au zoo. À l’époque, on y avait amené un lionceau épuisé, trouvé sans sa mère

Il était faible, craintif et mangeait à peine. Tout le monde avait peur qu’il ne survive pa: et c’est à elle que l’on confia sa prise en charge. Elle n’avait pas peur et pouvait rester assise à côté de lui pendant des heures, lui parlant comme à un enfant.

Elle le nourrissait au biberon, le couvrait la nuit, le caressait lorsqu’il avait peur et lui murmurait souvent les mêmes mots pour le calmer.

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