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« Le droit international prime sur l’arbitraire »: invitée au « Conseil de Paix » par Donald Trump, la France « n’entend pas donner une suite favorable »

L’entourage d’Emmanuel Macron explique à BFMTV que la France « n’entend pas donner une suite favorable à ce stade » à l’invitation par les États-Unis à rejoindre le « Conseil de Paix ».
La France, qui détient un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, a rappelé ce lundi 19 janvier son « attachement à la Charte des Nations unies », alors qu’elle a été invitée par les États-Unis à rejoindre le « Conseil de Paix », selon une déclaration du ministère des Affaires étrangères.

« Comme plusieurs autres États, la France a été invitée par les États-Unis à rejoindre ‘le Board of Peace’. En lien avec nos proches partenaires, nous examinons actuellement les dispositions du texte proposé comme fondement de cette nouvelle instance, dont le projet dépasse la seule situation à Gaza », souligne le Quai d’Orsay.

« Nous réitérons également notre attachement à la Charte des Nations unies. Celle-ci demeure la clé de voûte d’un multilatéralisme efficace, où le droit international, l’égalité souveraine des États et le règlement pacifique des différends priment sur l’arbitraire, les rapports de force et la guerre », ajoute le ministère.

La France « n’entend pas donner une suite favorable »
L’entourage d’Emmanuel Macron explique à BFMTV que la France « n’entend pas donner une suite favorable ». « La Charte dépasse le seul cadre de Gaza. Elle soulève des questions majeures, en particulier quant au respect des principes et de la structure des Nations Unies, qui ne sauraient en aucun cas être remis en cause », détaille l’entourage du chef de l’État.

Les États candidats à un siège permanent au « Conseil de paix » proposé et présidé par Donald Trump, qui s’octroie la mission de « promouvoir la stabilité » dans le monde, devront s’acquitter de « plus d’un milliard de dollars », selon la « charte » de cette instance. Celle-ci avait été initialement conçue pour superviser la reconstruction de Gaza mais sa « charte » ne mentionne pas explicitement le territoire palestinien et lui assigne l’objectif plus large de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.

« Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits », peut-on lire dans le préambule du document envoyé aux pays invités à y siéger.
Le texte de huit pages critique d’emblée les « approches et institutions qui ont trop souvent échoué », dans une allusion claire aux Nations unies, et appelle à avoir « le courage » de s’en « écarter ». Il souligne d’ailleurs « la nécessité d’une organisation de paix internationale plus agile et efficace ».

Donald Trump est de longue date un critique virulent des Nations unies. Il avait lancé une attaque en règle contre l’organisation, « très loin de réaliser son potentiel » lors de sa dernière Assemblée générale à New York en septembre.

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