“J’ai refait 13 fois mes lèvres à Dubaï, c’est pris en charge par la Sécurité sociale”

Son histoire a fait bondir de nombreux internautes. Dans une interview vidéo de Sam Zirah relayée sur les réseaux sociaux, l’influenceur Yohan Perani raconte avoir enchaîné les injections pour gonfler ses lèvres, au point de ne plus les reconnaître. Il parle aussi d’un produit interdit et d’une opération lourde pour tout retirer.
Connu pour ses multiples transformations esthétiques, le jeune homme décrit cette fois un parcours très lourd : acide hyaluronique, silicone injecté à Dubaï, complications, puis chirurgie en France. Et surtout, un scandale : selon lui, cette intervention sera remboursée par la Sécurité sociale, ce qui alimente une vive polémique. (Voir la vidéo ci-dessous).

Yohan Perani raconte la spirale infernale des injections aux lèvres
Dans la vidéo relayée sur Twitter, Sam Zirah pose la question sur ses interventions de chirurgie esthétique. « J’ai vu sur tes réseaux, Johan, que t’avais dit que t’avais refait plus de 13 fois des injections aux lèvres ». Yohan Perani confirme : « Ah oui, oui, c’est vrai. C’est énorme. » Il décrit alors « un cercle vicieux » : on aime le volume au début, puis ça dégonfle, « tu continues, tu continues, tu continues, je t’arrête plus », raconte-t-il dans cette interview.
Pour augmenter toujours plus le volume, il détaille avoir « injecté par excès » : « Moi, je faisais un millilitre (ml). Deux semaines après, je voulais réinjecter un ml. Donc, ça faisait deux ml en rien de temps. » L’acide hyaluronique étant résorbable, il cherche un résultat plus durable et se retrouve, sans le savoir selon lui, avec du silicone dans les lèvres.
« C’est strictement interdit en France de mettre du silicone »
« C’est strictement interdit en France de mettre du silicone, mais je l’ai mis à Dubaï sans le savoir », affirme-t-il. De retour, il tente de dissoudre le produit avec de l’acide hyaluronidase, traitement classique pour l’acide hyaluronique, mais « ça partait pas ». Après un examen d’imagerie, le médecin lui annonce : « Bah c’est bien, t’as le silicone ». Le seul recours proposé : une chirurgie pour tout retirer.

Il explique : « Je vais le retirer, donc du coup, il m’opère à l’intérieur de la lèvre, en dessous, supérieure, inférieure, ils vont me retirer le silicone, sauf qu’ils te font une cicatrice ». Il prévoit de disparaître des réseaux « pendant un mois » le temps de cicatriser et confie aussi : « Mais moi, sans lèvre, je me déteste. » L’opération, sous anesthésie locale, est chiffrée « je crois que c’est 2300 euros »
Sa chirurgie des lèvres remboursée par la Sécurité sociale : ce que permet la loi
Yohan Perani assume le tollé autour du financement : « Ça fait un scandale d’ailleurs, c’est un civil, parce que c’est pris en charge par la sécurité sociale. Mais bon, moi, je vais pas cracher dessus. » Il se justifie : « Sauf que moi, on te dit, soit tu payes, soit c’est gratuit. Personne va dire, je paye. C’est pas moi qui décide les lois, c’est pas moi qui décide de la sécurité sociale. Moi, je prends ce qu’on me donne. »

En France, les injections de confort aux lèvres (acide hyaluronique, lip-lift) ne sont normalement pas remboursées. La prise en charge n’est possible que si l’acte est requalifié en chirurgie réparatrice : malformation, séquelles d’accident ou complication reconnue, après accord du médecin-conseil. Le silicone injectable à visée esthétique étant interdit depuis 2000, le retrait chirurgical d’un tel produit peut être considéré comme médical. Le récit de Yohan laisse entendre que son dossier a été accepté dans ce cadre, illustrant la règle : l’Assurance maladie ne finance pas la quête de lèvres plus pulpeuses, mais elle prend en charge le traitement des dégâts quand la santé est réellement en jeu.


