Inde : « Elles vivaient dans un univers parallèle coréen »… Privées de portable, trois sœurs se suicident

Les trois jeunes filles avaient développé une dépendance aux drames coréens et, de manière plus générale, à toute la culture coréenne depuis la confiscation de leurs téléphone
n drame moderne. Ce jeudi, les autorités indiennes ont ouvert une enquête sur le suicide de trois sœurs, accros à la culture coréenne, après la confiscation de leurs téléphones portables par leurs parents, ont indiqué la police et les médias locaux.
Ces décès survenus à Ghaziabad, dans la banlieue de New Delhi, ont ravivé les inquiétudes quant aux conséquences d’une forte dépendance aux jeux en ligne et à la popularité grandissante de la culture pop coréenne chez les adolescents indiens.

Déscolarisées, elles passaient leur temps sur leur téléphone
Les trois sœurs, âgées de 12, 14 et 16 ans, se sont défenestrées mercredi matin du balcon de leur appartement situé au 9e étage d’un immeuble, a indiqué la police dans un communiqué.
Des médias locaux ont rapporté qu’elles étaient déscolarisées depuis plusieurs années et passaient la majeure partie de leur temps sur leur téléphone.
Leur père avait récemment confisqué leurs téléphones et leur avait interdit de regarder des dramas coréens ou de jouer à des jeux en ligne, a affirmé The Indian Express.
L’influence des « K-dramas »
« Elles étaient sous l’influence des K-dramas. Elles avaient quitté l’école et passaient tout leur temps à regarder des dramas coréens sur leur téléphone portable », a déclaré au quotidien indien Alok Priyadarshi, un officier de police qui ajoute que les trois adolescentes « vivaient dans un univers parallèle coréen ».
La diffusion de culture sud-coréenne, a été initiée en 2012 par le succès planétaire de Gangnam Style, du chanteur Psy. La cuisine et les produits de beauté sud-coréens sont désormais très populaires dans les grandes métropoles indiennes.
« Mes trois filles avaient une profonde addiction à tout ce qui venait de Corée, des films aux séries télévisées », a expliqué leur père, Chetan Kumar, à l’agence Press Trust of India. « Elles disaient souvent qu’elles voulaient aller en Corée », a-t-il confié.


