Grégory Doucet demande l’interdiction de la marche pour Quentin Deranque à Lyon

Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a demandé à la préfecture du Rhône d’interdire la marche en hommage à Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans, prévue samedi dans le 7ᵉ arrondissement de la ville.
Cette demande intervient dans un climat politique et sécuritaire très tendu, une semaine après la mort du jeune homme, violemment agressé lors d’affrontements en marge d’une réunion publique.
L’édile invoque un « risque réel de débordements violents » et alerte sur la possible présence de militants venus de toute la France et de l’étranger, tandis que les services de l’État évaluent encore l’opportunité de maintenir ou non le rassemblement.
La décision finale appartient à la préfète du Rhône, qui doit arbitrer entre la liberté de manifester et les risques de troubles graves à l’ordre public.
Une manifestation jugée à haut risque
Annoncée sur les réseaux sociaux comme une « marche pour Quentin », la mobilisation est prévue samedi à 15 heures, au départ de la place Jean-Jaurès, dans le 7ᵉ arrondissement de Lyon. Le cortège doit ensuite se diriger vers la rue où le jeune homme a été mortellement frappé, un secteur jugé sensible par les services de sécurité en raison de sa configuration étroite, selon Le Figaro.

La manifestation est présentée comme une initiative de proches de Quentin Deranque, mais elle est largement relayée par plusieurs mouvements nationalistes.
Selon des sources sécuritaires, « plusieurs milliers de personnes » pourraient participer à la marche, ce qui impose un dispositif de maintien de l’ordre conséquent dans un contexte de fortes tensions politiques. Les services de police et les renseignements territoriaux travaillent depuis plusieurs jours à la définition du parcours et à l’évaluation des risques de heurts avec d’éventuelles contre‑manifestations, selon Le Progrès.
« La seule décision responsable » selon Doucet
Dans un communiqué, Grégory Doucet fait part de sa « vive inquiétude » et estime que « pour garantir un cadre serein et prévenir toute violence, l’interdiction de cette manifestation constitue la seule décision responsable », alors qu’aucune violence n’a suivi la mort du jeune militant et que des prières ont été demandées. Le maire met en avant des « menaces à l’encontre d’élus » et des « dégradations de permanences parlementaires », qu’il juge directement liées au climat créé autour de cet hommage.
L’élu écologiste souligne qu’il comprend « le rassemblement de la famille, des proches et de toutes celles et ceux touchés par ce décès ».
À l’échelle nationale, le président de la République Emmanuel Macron a, de son côté, appelé à éviter « tout engrenage de la violence » après la mort de Quentin Deranque, tandis que le ministère de l’Intérieur suit de près l’évolution de la situation à Lyon. La préfecture du Rhône doit trancher au plus tard la veille de la marche.


