Éric Lombard dit « ne pas croire à la crise financière »

Le Premier ministre François Bayrou a estimé ce mercredi 27 août ne pas pouvoir « aujourd’hui, a priori » obtenir la confiance des députés lors du vote prévu le 8 septembre, mais reste ouvert au dialogue sur « tous les sujets ».
Il s’exprimait ce jeudi matin au rendez-vous annuel du Medef, la Rencontre des entrepreneurs de France. Le ministre de l’Économie Éric Lombard a affirmé que l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) était « complètement écarté » dans le budget 2026. Mercredi, le président du Medef Patrick Martin avait justement fait savoir qu’il s’opposait à tout retour, sous une forme ou une autre, de l’ISF. Il avait aussi mis en garde contre la tentation de surtaxer les plus riches. « Il n’y a pas de surtaxe pour les entreprises, qui était prévue sur un an et le crédit impôt recherche est sanctuarisé. Tout sera discutable mais il y a deux limites : baisser les déficits et protéger nos entreprises », a assuré Éric Lombard.

Le ministre de l’Économie s’est dit « convaincu » que le budget serait adopté « dans les délais » et qu’il « permettra d’avoir un déficit public à 4.6 % en 2026 ».
Éric Lombard a par ailleurs affirmé « ne pas croire à la crise financière » malgré les incertitudes politiques auxquelles les marchés et particulièrement la Bourse ont assez nettement réagi cette semaine.
Le Premier ministre s’exprimera lui aussi dans l’après-midi devant la principale organisation patronale. Le chef du gouvernement y défendra à nouveau les grandes lignes de son plan d’économies de 44 milliards d’euros pour 2026, présenté mi-juillet et déjà contesté par les oppositions, notamment sa proposition de supprimer deux jours fériés.

Le vote de confiance prévu au Parlement le 8 septembre est pour l’instant mal engagé. En cas d’échec, le Premier ministre devrait démissionner et il faudrait alors prendre le temps de reconstruire un nouveau gouvernement.